Le président de la région Limousin, Jean-Paul Denanot a déclaré hier qu'il avait écrit à Roselyne Bachelot pour lui proposer de financer un deuxième appareil à l'hopital de Guéret.
Cette proposition répond à l'argument de sécurité avancé par la ministre pour justifier la fermeture d'un service ouvert il y a seulement trois ans, avec un accélérateur de particules neuf.
Lorsque le Préfet de la Creuse avait reçu la délégation d'élus lors de la manifestation, j'avais avancé cette proposition, reprenant en cela l'idée exprimée par Michel Moreigne. Renée Nicoux, sénateur, avait également soutenu cette solution. Il y avait certainement là une piste, certes hors-normes, qui méritait qu'on s'y intéresse...
Il y a deux mois que Jean-Paul Denanot a adressé son courrier à Roselyne Bachelot. A ce jour, aucune réponse ne lui est parvenue.
Ne pas répondre à cette offre de financement, de 3 millions d'euros, laisserait à penser que d'autres critères, inavoués, auraient présidé au choix de la ministre.
L'engagement ainsi exprimé par son président est un acte fort de la Région vis à vis des Creusois. C'est ue proposition concrête, qui tranche avec les gesticulations inutiles et inefficaces de pseudo défenseurs de l'intérêt de la Creuse.
Un accélérateur de particules plutôt qu'un administrateur de pilules !

Proposition plus qu'intéressante,mais il y a fort à parier qu'elle sera repoussée par Bachelot.Derrière cette décision de fermeture se cache une raison inavouée.Le matériel de la clinique St François de Montluçon est obsolète,mais sera remplacé très bientôt par un service neuf,performant.Le groupe Vitalia,propriétaire de la clinique,veut à l'évidence le rentabiliser et j'ai comme l'impression que cela passe par la disparition de celui de Guéret
Rédigé par : Carte | 03/09/2010 à 10:48
Un deuxième accélérateur de particules très bien, mais j'ai cru comprendre qu'il n'était pas si simple d'en installer un deuxième à GUÉRET (ça ne se met pas dans une simple pièce d'hôpital)... Un peu d'espoir tout de même comme avec la mobilisation des creusois qui ont déjà adressé 20 000 cartes postales signées à l'association des maires de la Creuse. Quand on sait que les élus n'ont pas encore rapporté les cartes qu'ils ont fait signé en porte à porte dans les villages, recevant un excellent accueil doublé d'une réelle inquiétude, le message devrait être clair, comme le succès de l'opération. Les creusois ne veulent plus se laisser dépouiller, ça suffit. Ils ont droit à une égalité de traitement et au respect. 30 000 nouvelles cartes ont été éditées, qu'on se le dise.
En attendant des malades envisagent de renoncer à leur traitement face à la fatigue générée par les kilomètres, où l'on voit bien que la notion de rentabilité d'un établissement de santé (public ou privé) a quelque chose de particulièrement inhumain : La vie des Hommes a la même valeur, qu'ils demeurent dans des secteurs rentables ou pas! Voir le reportage de TF1 le 24/08 : http://videos.tf1.fr/jt-13h/la-creuse-se-bat-pour-son-hopital-6044924.html
Rédigé par : Cécile | 04/09/2010 à 15:22