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Jérôme Mathias Bel

Pas facile en effet d'exercer un mandat en ces temps de diktats réformistes au pas de charge chaotique, où le responsable politique se trouve lui même parfois prestement "réformé". De là, il est plus que temps de modifier profondément le lexique pour pouvoir penser un véritable changement ici & ailleurs. En quelques années à peine, l'hystérie permanente de l'exercice sarkozyen a joué sur toutes les facettes du terme "réforme", avec comme seuls objectifs le démembrement du service public, le dépeçage du territoire et la superficialité de la représentation française jusqu'à l'international. Sans même parler en détails de l'impulsion nationalement donnée à tous les révisionnismes historiques, sous prétexte de licence pour chacun à l'appropriation à tous niveaux d'une identité pourtant jamais cristallisée en douteuses certitudes. Dans Le Monde d'aujourd'hui, Vincent Peillon, cohérent et lucide, use d'un autre terme véritablement crucial et dont je me réjouis qu'il puisse enfin émerger à nouveau plus clairement dans un discours politique porteur d'alternative à cette ruine du pacte républicain débutée bien avant 2007. A cette nocive "gouvernance" pour la réforme des vies des plus fragiles, il faut d'urgence opposer une profonde refondation en effet. Refondation du lien qui unit les citoyens à une constitution sans laquelle la nation ne peut se mouvoir avec progrès: sans une telle refondation, mot-clef du lexique, c'est l'Etat de Droit qui risque de se retrouver définitivement bon pour la réforme en 2012 et cela par l'intense entretien des populismes de tous bords: de l'auto-célébration démagogique au camouflage identitaire.

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