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Commentaires

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Robert PETIT

Arnaud Montebourg suit la voie tracée par Ségolène Royal: ouvrir le PS aux sympathisants et aux hommes et femmes de gauche qui se reconnaissent dans son candidat à la présidentielle.
Le PS avait des courants qui auraient dû être des laboratoires d'idées et n'étaient en fait que destinés à promouvoir leur leader.
Ce que veut faire Arnaud Montebourg peut contribuer largement comme l'a fait "Désirs d'Avenir" à donner une nouvelle jeunesse à ce vieux Parti.

Alayn

Bonjour !

C'est quand même assez curieux ce ralliement de Michel Onfray à Arnaud Montebourg...

Mais il est vrai qu'en matière de positionnement politique, Michel Onfray est assez changeant.

Il est même considéré (mais de moins en moins) par une petite partie du mouvement anarchiste comme un philosophe libertaire. Il a préfacé certains bouquins anars même et écrit quelques articles dans le Monde libertaire, le journal de la Fédération Anarchiste.
(Tout cela a fait débat -les pour et anti-Onfray) au sein du mouvement anar: faut dire qu'il défendait une sorte de capitalisme libertaire bizarroïde !)

Salutations Anarchistes !

Jerome Mathias Bel

Il n'est pas certain que les think tanks du PS ne soient destinés qu'à la promotion d'un leadership. Comme dans la vie intellectuelle de la droite française, il convient peut-être de distinguer les mouvements internes à un parti politique, lesquels se constituent ou se défont au fur et à mesure des échéances de l'évolution historique d'un parti avec ses congrès et motions, du rôle d'assemblées de réflexion plus indépendantes; et même si, dans cette 5ème République dont on dit que la fonction présidentielle correspond à un "rôle" qu'il s'agirait d'incarner auprès des françaises et des français,le processus de scrutin impose la désignation d'une seule personne en tant donc que candidat. Arnaud Montebourg développe, avec une équipe de plus en plus solide, un courant de pensée qui, à bien des égards et depuis au moins une décennie, peut interpeller de façon assez cohérente nos citoyennetés républicaines respectives. Peut-être est-ce pour cela, qui est déjà un mérite politique, qu'après son remarquable score aux primaires citoyennes, il fut à nouveau l'objet de piètres caricatures n'émanant pas seulement de ses adversaires politiques mais aussi de nombreux soi-disant "analystes". L'entretien d'un tel déficit d'intellection du politique est d'ailleurs une préoccupation majeure que le sensationnalisme médiatique, écrans et papier confondus, n'a aucun intérêt à trop souligner puisqu'il en est un des premiers contributeurs. Ainsi cette logique mercantile de l'information réifiée, voire de communication "désinformative", nourrit et se nourrit de facto de ce discrédit du politique qui, en période de grave crise économique, est très inquiétant aujourd'hui encore: http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/11/02/la-defiance-envers-les-dirigeants-politiques-en-hausse_1597162_823448.html#ens_id=1597254
Il est peut-être urgent, à toutes échelles de mandature, de restaurer le respect pour les valeurs d'un pacte républicain que le populisme sarkozyste a ouvertement méprisé comme jamais auparavant, en à peine cinq annnées d'un règne dont la déliquescence apparaît dorénavant à tout niveau de son exercice quotidien. Car ce n'est pas seulement à une double peine à laquelle il a voulu condamner les contribuables français entre remboursement de dettes intentionnellement indistinctes et baisse de leur niveau de vie, c'est à une triple peine: celle, en sus, d'une perte volontarisée de leurs repères constitutionnels dont le modus operandi populairement nommé "bling-bling" ne fut que le symptôme. A observer ne serait-ce que l'usage du parlement par Nicolas Sarkozy, on pourrait en effet s'impatienter parfois de l'avènement d'une 6ème République.

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