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Commentaires

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Robert PETIT

Souhaitons que François HOLLANDE une fois élu s'inspire des idées de KIRCHNER car avec la méthode SARKOZY nous continuons de nous enfoncer dans la crise et quand on voit qu'il faut aller supplier les banques d'abandonner une partie de dette grecque, et bien entendu en contre partie il faudra les recapitaliser, on a la preuve que les politiques sont aux ordres du secteur bancaire et financier.
Mais les chinois arrivent, et comme disait un commentateur ce matin sur Europe 1, les pays émergents vont nous submerger !

Mathieu Charvillat

Je ne sais pas si il y a une totale similitude entre la problématique argentine de l'époque, et celle de la Grèce d'aujourd'hui.

Le redressement économique de l'Argentine est aussi dû aux exportations agricoles et industrielles du pays dont les ressources sont très importantes (maïs, blé, farine) et qui ont vu leur prix exploser comme le soja.

Le taux de change avantageux vis à vis du dollar a aussi favorisé les exportations.

La Grèce ne dispose pas des mêmes ressources que l'Argentine à ce titre.

Par ailleurs, il convient également de souligner que les fortes taxes sur les importations découragent les investissements étrangers. Quant à l'inflation, elle demeure très élevée, à preque 20 % du niveau annuel.

Et puis l'Argentine demeure un pays en développement dont l'équilibre demeure fragile, qui a été gouverné par Kirschner avec un certain autoritarisme opaque. La corruption semble toujours présente...

L'exemple argentin, s'il peut être considéré comme une référence pour certains demeure à considérer avec une relative prudence.

Alayn

Bonsoir !

Il y a eu aussi en Argentine pas mal d'usines reprises en autogestion par les ouvriers-res eux/elles mêmes. (voir à ce propos notamment "The take", un film de Naomi Klein)

Il y a également actuellement une sorte de paradoxe ambiant dans la zone euro: cette zone euro créée pour faire un bloc économique puissant. Il suffit que quelques pays comme la Grèce mais aussi le Portugal (dont on parle moins), l'Italie et peut-être bientôt la France vacillent pour que tout s'écroule !

L'exemple argentin ou les propositions d'Arnaud Montebourg tentent donc apparemment, via une sorte de repli économico-nationaliste, de nous démontrer qu'ainsi, les systèmes économiques nationaux pourraient résoudre les problèmes.

Je pense que c'est une grave erreur: le protectionnisme économico-étatiste ne vaut pas mieux que l'ultra-libéralisme mondialisé.
Ces 2 formules sont toujours du capitalisme: l'un d'Etat, l'autre d'exploiteurs(ses) trans-nationaux.

Salutations Anarchistes !

carte

Comparaison n'est pas raison,formule couramment employée et que l'on peut utiliser en ce qui concerne ces deux pays.Il n'empêche...Si l'économie étatisée a montré son inéfficacité (pour ne pas dire plus),le libéralisme échevelé a lui aussi montré ses limites.S'en remettre à la seule loi du marché aboutit à la domination de quelques uns qui s'enrichissent sur le dos des autres.La part reversée aux actionnaires dans les entreprises ne fait que grandir et les salariés voit la leur se réduire comme peau de chagrin.Il serait temps que la politique reprenne la place qui lui revient et refuse la dictature des marchés dont les pratiques n'ont pas changé malgré tout ce qu'on nous raconte

Cécile Fortineau

Ce que démontrent l'Argentine de Kirchner et le Brésil de Lula, c'est que le politique peut prendre efficacement la main sur le financier, la spéculation mondiale. Et cela c'est reproductible quel que soit le contexte du pays.

Je trouve, Monsieur Charvillat, que la France et l'Europe devraient regarder ces exemples avec plus de lucidité et de modestie car nous serons peut être bientôt nous aussi des pays "en voie de développement", complètement désindustrialisés, avec un chômage très important et beaucoup de misère (pour ce dernier point ça a bien commencé et on sait que le pire est à venir). Que penser aussi de l'injonction "réserver les logements sociaux à ceux qui ont un travail".... quand on sait qu'il faut un logement (une adresse) pour trouver un travail... on n'est pas prêts de sortir du cercle infernal.

Oui prenons l'Argentine et le Brésil comme des bons exemples actuels, contemporains de cette crise qui nous assomme depuis 2008 mais dont on peut sortir grâce à des hommes et des femmes politiques de gauche, lucides, courageux (qui ne se laissent pas dicter la politique par le pouvoir de l'argent) et qui savent mettre leur (notre) idéologie en pratique même en contexte de crise : le financier au service de l'économie, l'économie au service de l'humain.

La vision crise =>politique de rigueur est une vision court terme et démagogique, injuste et inefficace. Un autre modèle de sortie de crise est démontré en Amérique du Sud, il est efficace celui-là, en 2011, il a déjà porté ses fruits. La seule rigueur qui prévale concerne les banques, les superprofits, la fraude fiscale, etc... même quand on n'est pas en temps de crise d'ailleurs!

Vivement mai 2012, que de gâchis, que de temps perdu.

Mathieu Charvillat

L'exemple argentin est spectaculaire en ce sens que la croissance y est exceptionnelle, que le chômage y a fortement reculé. Un pays en pleine croissance n'est pas un pays en récession. La phrase est importante.

Quid de ce développement sans les formidables ressources dont dispose ce pays?
On pourrait en dire autant de la Chine ? Est-ce l'exemple à suivre. Ce qui favorise les exportations de ces pays est la relative faiblesse de leur devise qui leur permet d'innonder les marchés avec leurs produits.

Néanmoins, les taux de pauvreté et de chômage demeurent élevés (23,4 % pour le premier en 2007, 8,7 % pour le second).

Sortir de l'euro pour résoudre la crise ? Avoir recours au protectionisme ?

Et l'exemple allemand des sociaux démocrates dans tout ça ? N'y-a-t-il pas là aussi une voie à suivre ?

Oui Cécile, il y a plusieurs exemples de réussite économique avec des choix et des orientations différents. Chacun avec ses envers et ses revers... L'histoire en sera juge.

Alayn

Bonsoir !

Attendre mai 2012 ? On nous dit ça depuis le mouvement des retraites de l'an dernier qui fut un fiasco intégral !
La Gauche nous a serinée la même chose le 1er Mai. nous avons eu droit à un 1er Mai des plus catastrophiques en termes de mobilisation, d'apathie et de résignation !
(D'ailleurs, les échéances électorales ont toujours été un bon moyen de canaliser les révoltes, de faire du sur-place, etc...)

Et même si en 2012, Hollande devient Président, qui peut croire que ça ira mieux ? On nous refera le coup de 1981 avec Mitterrand ! Au secours !

Comme on dit chez les anars:
"Si les élections pouvaient changer la vie, elles seraient interdites depuis longtemps !"

Mai 2012, quoi qu'il arrive, ne changera rien pour le populo exploité !
L'acte le + révolutionnaire que nous puissions faire au moment de cette enfumage politicien des élections de 2012, c'est de nous abstenir en masse !

Salutations Anarchistes !

Stéphane Ducourtioux

Non Alyan, au contraire.
Le jour ou les Français comprendront que les manifs ne se font plus dans la rue mais dans les urnes, alors oui il y a de grandes chances pour qu'enfin le paysage politique change, évolue, rajeunisse, se métamorphose.

Voter est un droit, pour moi c'est un devoir.

Voter devrait être obligatoire!

Ce n'est plus en gueulant dans les rues que le peuple vaincra, mais en se rendant en masse aux urnes!

Robert PETIT

Pour Mathieu Charvillat:
Il faudra que les centristes en 2012 se décident au second tour car ils ont raté le coche en 2007. Quelque soit le score de François BAYROU il est évident qu'il y a fort peu de chances qu'il parvienne à franchir le premier tour.
Le choix sera sans aucun doute entre Nicolas SARKOZY dont François BAYROU a,avec raison dénoncé la dangerosité de la politique et sa façon autocratique de gouverner et François HOLLANDE qui propose une politiqua à la fois réaliste (réduction des déficits)et plus juste (réforme fiscale).
François BAYROU ne pourra s'abstenir de faire un choix et je suis persuadé que le moment venu,en homme politique responsable ,il le fera.

Gerard Criniere

Pour sortir le pays de la récession des années 1990, le gouvernement argentin a restructuré son économie autour du soja OGM cultivé pour l'exportation(dont la plus grosse part va à l'élevage du bétail en Europe). En 2009, plus de la moitié des terres cultivées du pays ont été semées en soja OGM tolérant au roundup et 200 millions de tonnes de cet herbicide y ont été épandues, très souvent par voie aérienne. Pour les populations et l'environnement, cette ruée vers le soja devient une catastrophe sanitaire. Comme il n'est pas question de remettre en cause une production qui a sauvé l'économie, les médecins ruraux sont seuls à témoigner. Exemple dans la province de Chaco, le nombre de cancers a triplé ces dix dernières années, et celui des malformations a quadruplé. Au total, près de 12 millions de personnes sont affectées, sans parler des atteintes à la biodiversité animale et végétale.L'exemple argentin n'est peut être pas si rose.

michel moine

Tu as probablement raison, Gérard, sur les faits que tu dénonces, les pays émergents n'étant pas toujours (c'est un euphémisme !) très regardants sur les impacts sur le milieu naturel et les populations, pas plus que nous l'avons été sur l'amiante en son temps. Mais il serait incomplet de résumer les progrès argentins à la seule dynamique de la culture du soja. Existe en Amérique latine une démarche politique, que les gauches européennes ont sûrement tort de négliger.

C'est la volonté affirmée, et mise en oeuvre, de se débarrasser de l'influence des USA en mettant en échec au projet de Zone de Libre Echange des Amériques, dans laquelle l'Argentine a été moteur, avec le Brésil et le Vénézuela. Ces états ont dit non à la simple dimension libre-échangiste que voulait leur imposer leur puissant voisin, celle du renard libre dans le poulailler libre. En lieu et place, et sans lui, ils ont créé une alliance nouvelle, politique avant tout, l'Union des Nations Sud Américaines, en 2008. Le mode de fonctionnement des états d'Amérique Latine, où les dirigeants politiques se parlent et se mettent d'accord sur des objectifs de modèle social partagé, de lutte contre la misère, d'utilisation de leurs matières premières à cette fin, pourrait utilement inspirer l'Union Européenne. L'Argentine use de cette dynamique pour jouer de l'effet de levier sur d'autres branches de son économie, en instituant au passage un certain protectionnisme, qui n'a rien de particulièrement plus restrictif que celui pratiqué par les USA. Ainsi, en Argentine, la fabrication de jouets est-elle passée de 5% à 35 % de production nationale. Le cercle vertueux de la création d'emploi a été enclenché.

Pourquoi l'Europe resterait-elle la seule zone de libre-échange, synonyme de désindustrialisation, de précarité et de pauvreté ? C'est une question de volonté politique. C'est en ce sens que j'ai évoqué l'exemple argentin.

J'emprunte ma conclusion à Bernard Cassen: "L’Amérique latine est aujourd’hui la seule région du monde où, certes de manière parfois désordonnée, des gouvernements mettent en œuvre des mesures réellement progressistes, créent les conditions de la participation populaire, rompent avec les dogmes néolibéraux, mettent le projet politique au poste de commandement et instaurent des formes de relations internationales fondées sur la solidarité et non pas la concurrence."

Jerome Mathias Bel

Si en effet comparaison n’est pas raison, il n’est pas politiquement rigoureux d’opérer par raccourcis comme autant d’anachronismes alors que des modèles dit « étrangers » ont, de tout temps, pu inspirer l’évolution internationale des nations avec plus ou moins de réciprocité. Dans le cas argentin, il convient donc de distinguer avant tout, au sein de l’histoire du péronisme, une tendance libérale et une tendance sociale. Car c’est la seconde qui a fait se rapprocher Eduardo Duhalde (qui met fin à la parité entre le peso argentin et le dollar américain et met en place une économie productiviste) du « Front pour la Victoire » de Nestor Kirchner, lui-même précoce représentant d’un péronisme de gauche qu’il appliqua dès son mandat de gouverneur de Santa Cruz. Mais c’est la première qui a poussé en 1992 l’autocrate Carlos Menem à une «dollarisation» de l’économie argentine pour accompagner une véritable braderie des entreprises nationales dans une privatisation intensive dont plusieurs mesures seront ensuite annulées par Cristina Kirchner. C’est encore la première qui a mené le gouvernement Menem à autoriser, dès 1996, la culture du soja transgénique au profit immédiat de Monsanto et alors que ce que l’on a nommé la « sojisation » de l’Argentine s’était progressivement mise en place comme suit : production de 78000 tonnes en 1971/72, augmentation à 7,1 millions de tonnes en 1985/86, pour atteindre 18 millions de tonnes en 1999, trois ans après l’OPA agricole de Monsanto permise par Menem. En 2008, la démission du ministre de l’économie a illustré l’abandon malheureux du projet de Cristina Kirchner pour équilibrer, par la taxation à l’exportation de soja et de tournesol, l’agriculture argentine au bénéfice du maïs et du blé. Sa large ré-élection est toutefois de bon augure pour que le très dur conflit qui l’opposa à l’époque avec les organisations patronales agricoles trouve enfin une issue favorable. En attendant, on aurait certes tort de ne pas considérer ici plus positivement, et donc au-delà de particularismes moins prégnants en France, une certaine tendance sociale sud-américaine. De la même manière qu’il est désormais politiquement périlleux d’ignorer historiquement la portée économique du Securities Exchange Act promulgué par Franklin Delano Roosevelt le 6 juin 1934. Lequel inspire aussi, semble-t-il, le mouvement dont Arnaud Montebourg est la figure de proue vers une Nouvelle France…

Alayn

Bonsoir !

Arnaud Montebourg et sa Nouvelle France (Nouvelle France: on dirait un slogan FN ou identitaire^^ !): on s'en tape ! (sa "démondialisation", son patriotisme protectionniste économique, toujours restreint au schéma capitaliste: on s'en tape !).
On N'En veut PLUS du cApiTALISME ! Même socialinisant !
Cet avocat cravaté arriviste politicard aux dents longues et a l'air pédant me débecte ! (bon... allez, j'avoue !: moins que Manuel Valls ! Arf !) Il ne représente en rien le populo ! Les cadres moyens socialisants peut-être et encore...

En analysant les hautes sphères des pouvoirs étatico-capitalistes, qu'ils soient de n'importe quel bord politique, et en Argentine aussi (et que dire par exemple du Mexique ?) on s'aperçoit toujours très vite de contradictions, évidemment, plus que douteuses.

L'un des mouvements les + combatifs dans cette crise (faillite même !) de l'Argentine fut les "piqueteros" qui ont repris aux capitalos-bourgeois les usines, les moyens de production, de distribution et de consommation. En sortant du schéma capitaliste et en autogestionnant, d'une manière fédéraliste libertaire, l'économie.

A côté de ça,la saga des Kirschner, c'est de l'ordre de Voici ou de Gala.

Salutations Anarchistes !

Jerome Mathias Bel

A propos de cette « crise » dont d’aucuns préfèrent taire le véritable nom pour mieux minimiser les responsabilités, il faut rappeler qu’elle se déclenche aux USA en septembre 2006 alors que Nicolas Sarkozy, ministre d’Etat à l’Intérieur et à l’Aménagement du Territoire use médiatiquement de son bilan sécuritaire comme plate-forme de lancement à sa candidature pour la Présidence en novembre de la même année. Ne serait-ce que dans cette période-là, et jusqu'à l'élection du printemps 2007, il faut donc noter déjà l’absence totale d’analyse technique de la part de l’UMP au pouvoir, l’éphémère ex-ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie (mars/novembre 2004) préférant, lui, faire oublier l’antériorité de son mandat économique plutôt contrasté pour mieux devenir au plus tôt le démagogue thuriféraire d’un « travailler plus pour gagner plus » en déclarant : « il faut prévoir de porter notre effort de recherche et développement à 3 % du PIB, soit 15 milliards d’euros dont 4 milliards pour la puissance publique » (sic). Rien n’aura moins frappé alors ses électeurs qu’une telle absence de réalisme budgétaire qui l’amène pourtant aujourd’hui à prétendre donner des leçons d’équilibre économique et à engager, sous menace de prétendue «désastre planétaire» (re-sic), nos citoyennetés européennes dans la dépendance envers une dictature chinoise à la monnaie artificiellement sous évaluée.

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