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Commentaires

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Robert PETIT

Certains s'inquiétent de la multiplication des candidatures à Gauche et sont particuliérement sévéres concernant celle de J P CHEVENEMENT craignant un nouveau mai 2002.
Je ne pense pas que cette candidature qui est surtout destinée à faire connaitre les idées et les propositions de l'ancien minitre de François MITTERAND présente un réel danger si ce n'est pour lui même qui risque de faire un score ridicule mais il en prend la responsabilité.
Les français ont tellement envie de voir SARKOZY battu qu'ils choisiront de voter utile au premier tour à condition que François HOLLANDE propose un véritbale programme crédible et différent de celui de la droite.
Les Radicaux de gauche ont eux,choisi de ne pas présenter de candidat et de participer aux primaires pour éviter d'accroitre le risque de division.
J'observe cependant que nous ne sommes plus dans la situation de 2002 où Lionel JOSPIN était donné vainqueur largement ce qui eu comme conséquence la multiplication des candidatures de témoignage à Gauche tant le résultat paraissait évident.

François TETEVIDE

Robert,
le traumatisme 2002 est toujours présent dans les mémoires, et certains ont peur de la résurgence du spectre du 21 avril 2002, lorsque qu'il apparut qu'il ne manquait à Lionel Jospin que 0,69 % des suffrages exprimés pour être présent au 2nd tour et qu'entre autres, Jean Pierre Chevènement obtenait 5,33 % des suffrages exprimés... Il est vrai que les conditions économiques et politiques ne sont pas les mêmes que celles de 2002, mais un traumatisme reste ancré dans la conscience des électeurs de gauche, toujours là et bien présent.

Robert PETIT

François,
Je comprends votre inquiétude qui est partagée par beaucoup mais rien ne prouve que CHEVENEMENT ira jusqu'au bout et je redoute plus les attaques incontrôlées qui pourraient venir de MELANCHON qui ne maitrise pas toujours son langage.

Mathieu Charvillat

Juste une question : Est-ce que cette candidature de Chevènement ne serait pas le reflet d'une forme d'échec des primaires citoyennes ?

http://democrate23.blogspot.com/2011/10/primaires-citoyennes-succes-sincere-ou.html

Je m'explique ; ces primaires avaient pour objectif la désignation par les socialistes du candidat le plus à même de rassembler les électeurs de Gauche sous son nom, donc d'éviter toute dissidence et toute fuite des voix au premier tour.

Si l'on retrouve du Montebourg chez Chevènement ou du Chevènement chez Montebourg, à quoi sert cette candidature, puisque le louhanais s'est rangé derrière François Hollande ?

Ces primaires n'auraient-elles pas diviser ?

michel moine

Avec 2,7 millions d'électeurs au 1er tour, et 2,9 millions au 2e tour, les primaire citoyennes ont démontré leur pertinence. François Hollande est le candidat incontestable, légitime grâce à un processus démocratique exemplaire, du parti socialiste. Pas facile de trouver un angle politique pour la polémique là-dessus...

Il n'y aura aucune dissidence le 6 mai prochain. JP Chevènement n'est plus membre du PS depuis 1993.

J'avoue ne pas bien saisir le sens de votre dernière phrase, ni la démonstration qu'elle prétend apporter.

Mathieu Charvillat

Aucune prétention particulière, j'évoque une interrogation sur le sujet au travers de ma question.

JP Chevènement n'est plus membre du PS depuis 1993,certes, cela ne l'a pas empêché d'être ministre de Lionel Jospin au titre de la Gauche plurielle.

Au travers de son engagement politique, il est une composante de la Gauche, au même titre que Baylet du PRG.

J'avais cru comprendre que ces primaires avaient été le théâtre de l'expression de différentes sensibilités de la Gauche Socialiste et Républiquaine.

Je ne doute pas que Chevènement appellera à l'union et à voter Hollande au second tour.

Mon interrogation concerne davantage le premier tour. Le Ché ne saurait-il pas prendre quelques voix qui pourraient avoir leur importance au moment du décompte final ?

Assurément, le processus démocratique des primaires est à souligner et saluer. Mais ne provient-il pas du traumatisme de 2002 ?

Est-ce que la présence de Chevènement ne procède pas d'une sensibilité qui aurait été absente des primaires, et qui ne saurait s'exprimer à travers François Hollande ?

michel moine

Pourquoi limiter votre démonstration à Chevènement, et ne pas l'étendre à Mélenchon, lui aussi ministre de Jospin, ou encore à Joly, représentante d'un courant de pensée lui aussi associé au gouvernement Jospin ?

Si l'UMP avait organisé des Primaires, Bayrou y aurait-il participé ?

Le postulat des Primaires, c'est surtout le dépassement des appareils politiques, et la réappropriation citoyenne du processus de désignation.

Et au fait Mathieu, quel sera votre choix du 2e tour, dans l'hypothèse Sarkozy/Hollande ?

Mathieu Charvillat

Le sujet de votre billet concerne Chevènement tout simplement.Mais cela n'est pas une démonstration, mais une question sur laquelle je sollicite votre opinion, et que l'Histoire tranchera.

Mélenchon est moins, à mon sens, dans l'analyse républiquaine et citoyenne que ne peut l'être le Ché. Il représente un courant d'extrême gauche qui ne me semble pas être dans la même lignée que ce qui a été exprimé lors des primaires. S'il pénalise Hollande par un positionnement peut-être encore plus à Gauche, cette analyse vous appartient, puisque vous étendez ma question au rang d'une démonstration sur le sujet.

Quant à Joly, il semble qu'il y ait des divergences de vue sur le sujet du nucléaire avec Hollande. Par ailleurs l'écologie politique ne se décline pas qu'à Gauche semble-t-il. Il apparaît une velléité d'indépendance à l'égard de l'appareil PS.

Ce qui rapproche tout les candidats que vous citez, c'est l'opposition à Nicolas Sarkozy.

Bayrou n'aurait pas participé à des primaires à l'UMP, vous le savez bien. Une UMP en danger, dont le talon d'Achille repose dans ses statuts mêmes, qui ont tué toute représentativité pour diverses sensibilités de droite, au profit de la pensée unique dans laquelle nombre ne se reconnaissent plus, semblant perdus. L'après 2012 appellera à des recompositions du paysage politique français, pour tous.

Ravi de vous entendre parler de dépassement des appareils politiques. Bayrou en appelle à ce dépassement depuis 2007. Voilà une chose que vous ne sauriez lui reprocher. Encore aujourd'hui lorsque ce dernier parle de Majorité Centrale.

Quant à mon choix de second tour en 2012? J'imagine que François Bayrou y sera présent bien entendu.
Dans le cas contraire, en conscience, je voterai pour celui dont le programme m'apparaîtra comme le plus cohérent, le plus équilibré. Cela viendra en son temps, et je ne manquerai pas, croyez-moi, d'y répondre. La question vient beaucoup trop tôt.

En 2007, j'ai voté blanc au second tour. 2012 ne sera pas 2007.

Et vous, dans l'hypothèse d'un second tour entre Bayrou et Sarkozy, sur qui se portera votre suffrage ? Au nom du dépassement des appareils...

michel moine

Une réponse claire de votre part m'aurait conduit à respecter un parallélisme des formes, et donc une réciprocité... Il faut donc que je trouve, moi aussi, une pirouette !

Je me refuserais à ne pas exprimer mon vote comme vous l'avez fait en 2007. Et j'appliquerai l'adage républicain qui dit qu'au deuxième tour, on élimine...

Ceci dit, votre candidat n'a pas fait la même démonstration de recours à la démocratie directe pour s'introniser candidat, qu'au Parti Socialiste .

Mathieu Charvillat

Il est vrai qu'il n'y a pas eu de recours à la démocratie directe ouverte pour sa désignation.

Mais n'est-ce pas le propre de l'élection présidentielle que de permettre la libre expression devant le peuple du pluralisme politique ? Et de favoriser la rencontre d'un peuple et d'un homme ?

Plébiscité par des élections internes, au cours desquelles plusieurs candidatures se sont affichées, François Bayrou y a trouvé toute légitimité pour représenter son Mouvement.

Jerome Mathias Bel

En 2002, l'infime pourcentage qui a manqué à Lionel Jospin pour être présent au second tour fait plus que symptôme. Et les penseurs de l'ex-CERES y ont leur part. Donc ce symptôme ne saurait être analysé hors un contexte idéologique plus large que le seul scrutin de l'époque; en l'occurence, celui aussi de la mise en place de l'appareil sarkozyste, déjà au seuil de la transformation de l'UMP en plateforme du candidat Sarkozy pour 2007. Plus de dix ans après la charte du CNI de novembre 2000, il est aujourd'hui particulièrement utile de se pencher sur les composantes (et leurs origines politiques) de cet appareil sarkozyste car ses reliquats sont dorénavant actifs à une autre échelle qu'en de discrètes consignes partielles de vote, au premier tour des présidentielles 2002, pour, il faut vouloir le croire, Jacques Chirac... Ceci dit, au fur et à mesure de ses candidatures successives à la présidentielle, les scores de Mr Chevènement se sont aussi étiolés que le nombre d'adhérents que compte son parti actuellement. Une candidature symbolique est donc probable: mais symbolique de quoi? est une question qui aujourd'hui dépasse de loin un débat interne à la gauche française car les tentations souverainistes sont désormais multilatérales en Europe.

Jerome Mathias Bel

Qu'il me soit permis une autre remarque, sous forme de question: au sein de quelle tendance, aujourd'hui, le concept de démocratie directe est-il compatible avec la notion d'appareil politique? Comment en appeller à la démocratie directe pour une rencontre entre une individualité et un peuple quand, parmi les individualités candidates à une telle rencontre, une écrasante majorité d'entre-elles ne sont pas le produit d'une désignation directe transcendant les appareils qui les portent?

carte

Désolé d'interrompre cette aimable discussion à deux"au coin du feu",mais j'aimerais y mettre mon grain de sel.JP Chevènement a tout à fait de droit de vouloir être candidat à la présidentielle,mais j'ai quelques inquiètudes quant à ses chances d'obtenir les 500 signatures nécessaires.Concernant la pertinence de cette candidature,j'avoue être plus que dubitatif car si nombre des idées qu'il défend ont un écho certain dans la population,lui ne représente plus grand chose pour les français;depuis 2002,le corps électoral a changé et il fait partie de ces hommes politiques dont le nom n'évoque plus rien au sein de la population.Il devrait méditer sur la proposition récente d'A Montebourg qui voudrait que l'activité des politiques s'arrête à 67 ans

Robert PETIT

Une campagne pas comme les autres
Dans un peu plus de 5 mois aura lieu le premier tour des élections présidentielles.Cette campagne s'annonce bien différente des précédentes,en fait nous assistons à la fin d'un régime celui de la Véme République.
Nicolas SARKOZY par sa pratique à la fois personnelle,autoritaire et brouillonne du pouvoir présidentiel a discrédité celui-ci.
Nous avons ce paradoxe d'un pouvoir à la fois fort et impuissant.
L'élection de 2007 a résulté d'un profond malentendu; La crise qui pointait,l'absence chez les français de compréhension des décisions de la Commission de Bruxelles (Les technocrates),les difficultés économiques croissantes et l'indifférence de Jacques CHIRAC,ont conduit les électeurs et les électrices à donner la majorité à un jeune politicien qui assurait rétablir l'ordre et la prospérité en faisant "travailler plus" les français.
Or dès les premiéres heures de ce qu'il faut bien appeler le nouveau régime,son caractére s'est révélé:favoriser les plus riches suivant le moféle américain qui affirme que la richesse de quelques uns profite au plus grand nombre.
Cinq ans après le résultat est là la France rongée par le chômage,la baisse du pouvoir d'achat et la désindustialisation.
La majorité actuelle est aux abois et chaque passage à la télévision de ses leaders en apporte la preuve:
François FILLON proclamant la faillite de la France sans se rendre compte que cette faillite est celle de son Gouvernement.
Valérie PECRESSE faute d'arguments taxant François HOLLANDE de démagogie et enfin Nicolas SARKOZY pronançant en province des discours affigeants de banalité comme celui d'Aubusson et tentant de se redonner une image à l'international ce qui est raté après le lamentable échec du G20 où il a été à la remorque d'Angela MERKEL.
Je relisais l'histoire de la fin de la IIIme République qui fut un régime fort et qui après des tentatives autoritaires sur sa fin (Gouvernement DALADIER) finit par sombrer faute de se réformer La guerre y mit certes fin, mais même sans elle, il n'aurait guère duré.
La tache pour le futur président sera considérable,il ne devra surtout pas se contenter de gérer l'existant mais réformer profondément

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