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Commentaires

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Jerome Mathias Bel

Mr Papandréou et son équipe ont choisi d'envoyer un signe fort avec cette annonce de rapide tenue de référendum. Comme de coutume en politique, avant de supputer le "pourquoi du comment", il convient de s'interroger sur l'adresse: à qui est destiné ce signe fort dont on ne saurait tarder à mesurer les effets en Europe, puis, par voie de conséquence, dans le monde entier? Il est possible de considérer que l'adresse est double, voire triple, comme de coutume en politique: d'une part, une adresse aux grecs pour dire que ses réformes sont arrivées à un point limite, d'autre part à l'Union pour dire qu'elles auraient mérité autre chose que de basses tractations, enfin aux socio-démocrates européens pour dire qu'un grec peut se résoudre à l'échec mais en conservant son libre arbitre, symbolique du moins. Car il n'y a nul doute en effet que Mr Papandréou sache déjà quel sera le résultat de cette consultation du peuple: avant Noël, soit la Grèce sera sortie de la zone euro et cette dernière va très cruellement subir les conséquences de sa préférence solidaire avec les banques plutôt qu'avec les peuples, soit un large mouvement pour un "nouvel ordre mondial" va prendre racines historiques dans le berceau de la démocratie... Reste à ne pas oublier que, comme l'Histoire ne se répète jamais mais qu'il n'y a que des amnésiques qui balbutient, il n'est pas improbable que cette consultation grecque ouvre définitivement la porte au retour d'une "préférence nationale" qu'attendent avec impatience nombre de souverainismes. Les Balkans comme zone historique de seismes politiques?

Robert PETIT

Face à la colére de son peuple et au risque de guerre civile, Georges PAPANDREOU qui est un démocrate sincére a décidé de consulter les citoyens et citoyennes par référendum sur les projets européens concernant la Gréce.
Il ne pouvait, et ne devait, pas faire autrement; Les grecs sont écrasés par les plans d'austérité successifs qui ruinent son économie et favorisent l'implantation d'investisseurs étrangers comme les chinois sans bénéfice pour leur pays. Il paient pour le laxisme des gouvernements de droite qui ont mis la Gréce en faillite et aussi pour le laxisme des banques qui ont prêté à des taux de plus en plus excessifs,tout comme en France les organismes de crédit le font pour les particuliers en surendettement.
On pourra demander au grecs de faire des efforts et ils doivent en faire en taxant par exemple l'Eglise orthodoxe et les armateurs,mais à condition de réformer profondément le systéme bancaire livré à la spéculation financiére.
Ne nous faisons pas d'illusions si le capitalisme continue sur ses errements actuels,tous les pays européens se retrouveront dans la situation de la Gréce,à commencer par l'Italie et l'Espagne et le triple A de la France ne sera bientôt,sans doute à la fin de l'année, plus qu'un souvenir.

Jerome Mathias Bel

Et voilà ! à peine le référendum grec est-il profilé pour janvier prochain que la panique gagne les marchés mondiaux et leur lot de spéculations tout azimut… Intéressant d’apprendre par voie de presse (http://www.lemonde.fr/crise-financiere/article/2011/11/01/les-bourses-europeennes-devissent-apres-le-revirement-grec_1596676_1581613.html#ens_id=1268560 ) que des analystes chevronnés déclarent à nouveau s’inquiéter de «l’ampleur exacte des pertes qui devront être supportées par les institutions financières». Encore une fois, nous avons bien entendu le message : citoyens, il ne s’agit pas d’une crise «bancaire» (pourtant déclenchée au second semestre 2006 par le krach des mortgage subprimes aux USA) mais d’une crise «financière». Aisé, vu désormais l’amplitude du désastre, de faire ainsi porter aux «institutions financières», c’est à dire indirectement aux peuples, des pertes sans les alléger de ce qui incombe pourtant aux responsabilités diverses d’un certain système bancaire ; lequel a déjà démontré qu’il préférait ne pas faire l’effort de renégocier un prêt immobilier quitte à mettre des familles à la rue… A ne pas vouloir faire les comptes précis de la terrible ardoise dans notre pays, en distinguant clairement la dette d’Etat (la nôtre) et les dettes des banques (leurs pertes), le sarkozysme a fait courir un risque énorme à l’économie française : désormais les effets de cette indigence complice se précisent pour le pire et les réactions politiques des nations vont être, à n’en pas douter, lourdes de conséquences pour chaque européen qui n’aurait pas la chance de payer ses investissements immobiliers par le biais de quelques dividendes et autre bonus… sans même parler de tous les effets de replis identitaires qui vont suivre à tout niveau de discrimination sociale.

Jerome Mathias Bel

Inspiration depuis des modèles "étrangers" (argentin ou autres)? Dès 2008, le gouvernement britannique avait annoncé un plan de soutien aux huit plus grandes banques du pays, passant par une prise de participation pouvant aller jusqu'à 50 milliards de livres (65 milliards d'euros), ce qui équivaut à une nationalisation partielle. La Grande-Bretagne avait aussi annoncé le déblocage d'une ligne de crédit de 200 milliards de livres (260 milliards d'euros).Le ministre des Finances Alistair Darling avait aussitôt indiqué qu'il s'agissait d'un "important pas en avant mais pas du seul". Malheureusement, le conservatisme de David Cameron n’en a pas fait ensuite un de plus bien entendu, alors que l’argument d’une certaine Susan George demeure imparable à partir du célèbre « too big to fail » et que l’on sait la conduite inique de la Nothern Bank pour rembourser rapidement après sa nationalisation trop partielle. Mais, Outre -Manche déjà, les huit banques concernées étaient Abbey, qui appartient à l'espagnol Santander, Barclays, HBOS qui était en train d'être rachetée par Lloyds TSB, HSBC, Lloyds TSB, Nationwide Building Society, la plus grosse banque non cotée du pays, Royal Bank of Scotland et Standard Chartered. Certes cela n'a pas empêché le Stock Exchange de dévisser plusieurs fois depuis, et aujourd'hui encore, mais toujours dans des proportions moindres que les places continentales d'Europe et sans risque pour l'économie britannique de se voir déclassée par les agences de notations alors que les recapitalisations sans contrepartie organisées par le sarkozysme à la même époque (10,5 milliards d’euros !), outre qu’elles annonçaient déjà sa capitulation d’aujourd’hui devant la voracité internationale de la dictature chinoise, finissant de révéler qu’il n’a jamais été un européen véritable, n’ont toujours pas permis de protéger le rang français dans l’économie mondiale. A se demander si les amis du Président le souhaitent vraiment ou si leurs intérêts sont depuis longtemps déjà ailleurs… En Grèce peut-être, qui sait?

Jerome Mathias Bel

L'UMP de Nicolas Sarkozy, une fois que ce dernier aura consommé pour nous le plus profond ridicule au G20 de Cannes, attendra-t-il que la zone euro finisse d'imploser ou entendra-t-il enfin ce que Jean-Jacques Chavigné écrivait dès octobre 2008?:
"Les banques, en effet, ont fait courir un danger mortel à l’économie mondiale et, loin d’être sanctionnées, l’Etat vient à leur secours et leur rachète (d’une façon ou d’une autre) leurs «créances pourries».
Comment croire, dans ces conditions, que les banques ne recommenceront pas ? L’épisode de la perte de 600 millions d’euros par la Caisse d’Epargne dans une opération spéculative, alors même que les projecteurs sont braqués sur les banques, devrait faire réfléchir, même les plus obtus des libéraux. Les banques n’ont rien changé à leurs pratiques spéculatives et quelques soient les réglementations qui pourraient sortir d’un «Bretton Woods» de la finance, elles feront tous pour les contourner et continuer leur quête du profit maximum. La seule justification au plan de refinancement des banques, c’est leur nationalisation intégrale. L’argument utilisé par Susan George est imparable : puisque les banques sont «trop grandes pour faire faillite», elles sont aussi trop grandes pour faire partie du secteur privé ! Il n’est pas possible, en effet, de laisser aux mains du secteur privé dont le seul objectif est la recherche du profit maximum une arme aussi dangereuse pour l’ensemble de l’économie(...)Le profit ne doit plus être l’objectif d’une banque nationalisée. Le prétexte de la course au profit des banques était la crainte d’être racheté en bourse si la valeur de leur action baissait et la volonté de racheter d’autres banques dans une espèce de Monopoly à l’échelle planétaire. Une fois, nationalisée, hors de toute cotation boursière, une banque n’aura plus aucune raison de subir cette crainte ou de poursuivre cet objectif. Les banques nationalisées seront dotées d’une mission de service public : le financement des entreprises et des ménages. Elles n’auront plus le droit de se livrer à la moindre spéculation. Les rapports entre les capitaux propres et les crédits accordés seront strictement réglementés afin de permettre le financement de l’économie tout en évitant des prises de risques disproportionnées. Les nouveaux dirigeants des banques, nommées par l’Etat, seront étroitement contrôlés par l’Etat mais aussi par les salariés des banques et par leurs syndicats. Il est hors de question de laisser s’instaurer la situation qui avait vu (par exemple) le Crédit Lyonnais, banque nationalisée, avoir les mêmes pratiques que les banques privées. Seul, ce nouveau type de nationalisation, pourra permettre de contrôler le système bancaire et de redonner à la banque sa seule fonction : le financement des ménages et des entreprises. Le monde commencera à être remis sur ces pieds : les banques seront au service de l’économie et non l’économie au service des banques."
C'est au nom de la croissance française qu'il semble désormais urgent d'appliquer cette règle citoyenne à certaines enseignes bancaires de notre pays.

Alayn

Bonsoir !

Voui... c'est bien le capitalisme -les banques sont ses temples mais pas que... qui crée aujourd'hui en Grèce, une paupérisation d'une grande majorité de Grecs, via sa branche euro. (La Forteresse-Europe comme on l'appelle).

Les Grecs, une très large majorité, en ont depuis de longues années, ras le bol, à juste titre: le système capitaliste les exploite et l'Etat les rationnent presque.

Ca fait des années qu'Athènes est en ébullition !
Tout un quartier est déjà depuis de nombreuses années, libertaire: Exarchia.

Allez place Syntagma: ce sont des manifs qui ne plaisantent pas !

L'annonce du référendum de Papandreou (on sait pas encore exactement quelle sera la question posée)a eu, in fine, néanmoins, pour l'instant,le mérite de mettre en colère, à la veille du G20 à Cannes, Sarko et Berlusconi notamment.

C'est aussi une façon pour Papandreou de lâcher un peu de lest et d'espérer calmer un peu ou un temps ses opposant-e-s qui sont aux portes du régime et risque de le renverser !

Mais plein de Grecs en ont ras le bol de Papandreou ! Des manifs monstres, souvent violentes entre les manifestant-e-s et les forces de répression de l'Etat.
Une vie qui est devenue de plus en plus chère avec l'arrivée de l'euro.

Alors, la question actuelle, c'est pour l'instant: qu'est-ce que va changer le référendum grec ?

J'ai entendu également Mélanchon dire que c'était bien que Papandreou laisse, en quelque sorte, un choix au peuple via un référendum...
Tous les gens de Droite semblaient offusqués ! Arf !


Salutations Anarchistes !


Robert PETIT

Georges PAPANDREOU convoqué par Nicolas SARKOZY et Angela MERKEL nous annoncent ce matin télés et radios, "convoqué" comme un simple subordonné pour se faire réprimander.
La Gréce de Socrate,d'Aristote,de Platon,de Périclés traitée comme un vulgaire protectorat franco-allemand,la Gréce qui a résisté pendant des siécles aux Turcs et pendant la derniére guerre aux allemands et aux italiens,humiliée,son peuple ruiné,bafoué,ceci n'était plus supportable,d'autant moins supportable que le fameux plan tant vanté par notre président ne servira à rien, sinon à rendre les grecs plus dépendants des investisseurs spéculateurs étrangers auxquels ils devront brader leurs services publics.
François HOLLANDE a trés justement dit que cette crise provenait de l'absence d'une gouvernance européenne,mais ce n'est pas suffisant il doit maintenant se prononcer sur un nouveau projet qui alliera la mise au pas du systéme bancaire aux efforts nécessaires que doivent faire les grecs.
Cette crise aura eu le mérite de mettre à nu les défauts du capitalisme financier et nous pouvons espérer qu'il en sortira un nouvel ordre européen et mondial.

Jean-Louis BOEHLER

Il est évident qu'en démocratie, les gouvernants sont élus sur des programmes.
S'ils doivent en dévier, ou qu'ils sont dans l'impossibilité de les appliquer, il est tout aussi évident qu'ils en réfèrent au peuple. Papandréou va donc dans la bonne direction, encore qu'il le fait avec un certain retard. Il aurait mieux valu avoir l'avis populaire avant de signer quoi que ce soit !
La gauche française en a déjà fait la triste expérience lorsqu'en 1983/84 elle dévia des propositions électorales de 1981 pour appliquer le plan de rigueur "Delors". Elle le paya lourdement aux élections européennes de 1984, et aux législatives de 1986.
Quant à Sarkozy, qui vient d'annoncer un nouveau plan de rigueur et d'austérité, lui aussi sans en référer au peuple, il aura sa réponse en mai 2012 !
Finances, spéculation et démocratie, ne font certes pas bon ménage, mais éviter la référence au peuple, n'est pas la bonne solution, au risque de nous plier au modèle chinois, dont nous dénonçons régulièrement les atteintes au droits de l'homme.

Robert PETIT

Nous assistons depuis quelques mois à un chantage de Nicolas SARKOZY et d'Angela MERKEL qui veulent en échange de l'octroi de fonds européens et tout récemment d'un abandon de 50 % des dettes de la Gréce obliger ce pays à mettre en place un plan de rigueur si excessif qu'ils tuera son économie.
Georges PAPANDREOU confronté à une situation impossible et au discrédit de la classe politique grecque a proposé un référendum.,Mais nouveau chantage du duo Sarko-Merkel ce référendum ne pourrait porter que sur la sortie de la Gréce de l'Euro.
SARKOZY est en réalité,malgrè ses airs dominateurs,son langage tranchant et son mépris des autres,un faible qui ne sachant pas où il va,se refusant à se détacher de son idéologie ultra-libérale tout au service des plus riches,se trouve obligé de suivre comme un toutou Madame MERKEL qui elle sait où elle va: renforcer le rôle et la puissance de l'allemagne en Europe.
Européen convaincu j'ai longtemps été un ferme défenseur de l'Euro,mais constatant que cette monnaie est devenu en réalité un substitut du mark dont la valeur est basé sur l'économie allemande,je comprends qu'elle est inadaptée à des pays comme la Gréce mais aussi à l'Italie à l'Espagne et au Portugal.
Faute d'avoir instauré une gouvernance commune,d'avoir unifié les systémes fiscaux et sociaux l'Euro devient un obstacle à la croissance et sans l'abandonner il devient urgent de le moduler suivant les pays.
La crise grecque est un révélateur et si notre duo inernal s'en tient à des mesures purement monétaires s'en s'attaquer au fond du problême qui est à la fois financier et monétaire nous irons de catastrophe en catastrophe.

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