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Commentaires

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Robert PETIT

Je regardais hier soir l'émission de Yves CALVI "Mots Croisés" et j'ai été stupéfait de constater la médiocrité de l'intervention de J.F COPPE face à Manuel VALLS.
Aprés avoir, en vain, tenté de mettre Manuel VALLS en difficulté en lui rappelant certaines de ses prises de position pendant la primaire,il s'est livré à une gesticulation contradictoire pour démontrer que François HOLLANDE n'avait pas de projet mais aussi que ce projet était mauvais.
En fait l'UMP n'a plus rien à dire et se contente de rabacher des banalités,allant même jusqu'à diffuser un tract datant de plusieurs semaines et qui ne tient pas compte des propositions faites par François HOLLANDE lors du meeting du Bourget.
Nombreux sont ceux dans les cercles du pouvoir qui commençent à avoir de sérieux doutes sur les chances de leur candidat.
Il appartient maintenant à François HOLLANDE aprés son meeting réussi de présenter un programme précis, réaliste et chiffré ce que je pense il ne manquera pas de faire jeudi.
La victoire n'est pas encore acquise mais elle se profile nettement la bataille doit se poursuivre sans faiblir.

Jerome Mathias Bel

Alors qu'il n'était encore que ministre, Nicolas Sarkozy déclarait, dans un interview à Paris-Match je crois, qu'il s'était orienté vers la politique suite à une promesse de réussite faite à sa mère et parce que "la politique est la voie la plus rapide pour réussir". Peu de commentaires à l'époque, sur cette étrange conception de l'engagement citoyen à des niveaux de responsabilité élevés. Notamment sur l'aspect de la rapidité. Pourtant, à travers un tel credo, l'ère médiatiquement qualifié ensuite de "bling-bling" s'annonçait déjà: l'engagement en politique n'était plus vraiment une conscience de la mise à disposition de soi pour servir la République jusqu'au bout mais un vecteur dynamique vers une indéfinie réussite. Or, tout lecteur de longue date de, entres autres penseurs de la vitesse, Paul Virilio, aurait dès lors pu repérer, vélocité oblige, quel type de réussite s'esquissait là. Aujourd'hui, un quotidien national français détaille la façon dont le Président Sarkozy envisage son avenir en cas de défaite. Et, sans vindicte polémique, il n'est pas déraisonnable de penser néanmoins, en lisant ses propos, que la réussite financière s'avère désormais comme son principal objectif. Décidemment, entre la fréquentation assidue des jolies femmes et le goût du luxe, la spectacularisation outrancière du politique au masculin aura trouvé, depuis environ le renoncement de Jacques Chirac, une base commune avec les prétendus modèles sociétaux du paraître social, initialement diffusés dès l'après-seconde guerre mondiale par les revues de papier glacé. Au pays de Pascal (que cite Nicolas Sarkozy), un brin de simplicité humaine ne serait effectivement pas malvenu à nouveau en politique.

Robert PETIT

Ségoléne ROYAL est vexée de ne pas avoir été citée dans le film diffusé lors du meeting du Bourget.
Elle a sans doute raison mais elle devrait régler ce problème en interne et se rappeler le mal qui a été fait à sa campagne par les déclarations inopportunes de ses petits camarades pour éviter d'en faire autant.
Je pense toutefois que sa présence outre mer ou dans des quartiers difficiles compte tenu de sa popularité dans ces secteurs serait une bonne chose pendant la campagne qui plus que jamais doit être unitaire.
Les Radicaux de Gauche sont trés satisfaits de la proposition de François HOLLANDE d'insérer la Loi de 1905 dans la Constitution ce qui permettra de mettre fin au statut dérogatoire de l'Alsace et de la Moselle qui n'a plus aucune justification en 2012

noisette23

Le fond et la forme du discours de François Hollande ont été tout à fait conformes à ce que j'attendais. Je trouve l'homme intelligent, sympathique, il a l'esprit ouvert et surtout, comme je viens de le dire, c'est un homme ! ce qui fait l'unanimité à gauche ... donc pourquoi pas ?! Mais, ce qui m'intéresse vraiment c'est qu' il a dans sa besace, toutes (ou presque) les idées innovantes, concrètes de Ségolène ... Je suis et je reste ségoléniste, je suis comme ça !
Le fait que Ségolène Royal soutienne François Hollande suffit à me convaincre, car elle, qui navigue dans les eaux de Solférino, sait bien évidemment qui va poursuivre la route qu'elle a tracée en 2007. De plus, je compte sur elle pour avertir le candidat quant à certains pièges qui seraient catastrophiques : des changements d'avis intempestifs ou l'entretien d'un flou artistique en fonction d'une opinion publique devenue versatile ...
Royal en phase avec Hollande c'est donc une garantie pour moi et sans doute pour beaucoup d'autres dans les rangs des sympathisants PS sans compter qu'elle a une cote de confiance très nette auprès de nombreux amis côté Mélenchon...
Lionel Jospin, lui, a tourné le dos aux militants en 2002 et a participé avec malveillance à la défaite de la candidate en 2007 ! Est-ce ce qui lui vaut tant d'honneurs, tant de citations, tant de reconnaissance aujourd'hui ? Où en serait le PS en 2012 avec des gens comme ça? François Hollande n'a pas intérêt à remettre trop en lumière ce personnage (que je trouve peu sympathique, vous l'avez compris !)comme il n'a pas intérêt non plus à "oublier" celle qui avait réuni 26% des voix au premier tour ...
Mais François Hollande est un sage , un consensuel, finalement, je n'ai pas trop de crainte ...

Robert PETIT

Les chiffres du chômage sont catastrophiques et les prévisions pour 2012 sont de l'ordre de 10 % de la population active.
Xavier BERTRAND qui n'en est pas à une approximation près prétend que la France ne s'en tire pas si mal car dans d'autres pays européens comme la Grande Bretagne le nombre de chômeurs est encore plus élevé. Alors que la majorité ne cesse de vanter la politique des conservateurs britanniques la réflexion ne manque pas de saveur.
En Allemagne le chômage est moins élevé mais il y a beaucoup de petits boulots à temps partiel et la pauvreté est en constante augementation,c'est probablement ce modéle que veut proposer Nicolas SARKOZY en s'attaquant au droit du travail ce qui ne fera qu'accroitre la précarité et la misére.
François HOLLANDE doit proposer de vraies solutions basées sur la restructuration des entreprises et l'arrêt des délocalisations seul moyen d'avoir une croissance indispensable pour réduire le chômage et les déficits.

Robert PETIT

Nicolas SARKOZY profitant des voeux pour faire sa campagne aux frais de l'Etat,ce qui pour l'instant ne lui profit guère a déclaré devant les autorités religieuses que François HOLLANDE voulait " rallumer la guerre religieuse" en proposant d'inscrire la Loi de 1905 dans la Constitution.
Il ne manque pas d'audace ( de culot dirait Mélenchon)car il oublie que pas sa déclaration stupéfiante du Latran il remettait en cause la laïcité qui est inscrite dans notre Constitution.
Il est trés utile que la Loi de 1905 figure dans le corpus constitutionnel pour éviter toute nouvelle tentative d'atteinte à la laïcité en décortiquant cette Loi fondamentale de la République.

alin le chat

HOLLANDE....a gauche? les bras m'en tombent... légérement a gauche du grand capital... quand à Valls, quel horreur (cqfd l'affaire strauss khan)....je ne peux me résoudre à voter pour une équipe pareille.... voici 30 ans que vous vous regardez le nombril, que vous acceptez l'innacceptable. les socialistes ne sont plus et depuis longtemps à gauche, c'est juste un effet d'optique... attendez vous a de belles surpises au moi de mai

Robert PETIT

Réponse à Alin le chat:
La gauche française ce n'est pas prôner la révolution en permanence car il n'y a pas de lendemains qui chantent. La gauche c'est vouloir améliorer la société et instaurer la justice sociale,le marxisme est mort et enterré,heureusement d'ailleurs, car il a fait trop de mal à l'humanité.
Il n'y a jamais de grandes surprises en politique il n'y a que des événements imprévus comme ce fut le cas en 2002 mais ils se renouvellent rarement et l'on constate plutôt actuellement une stabilité dans l'opinion,les français souhaitant porter au pouvoir une gauche raisonnable et réaliste seul moyen de se débarasser d'une droite qui a failli.

Jerome Mathias Bel

Tout radicalisme partisan n'amène qu'une outrancière bipolarisation aux extrêmes des courants politiques contribuant à la vie et l'avenir d'une nation. A trop vouloir désigner les uns ou les autres comme responsables, ou à trop vouloir les rendre tous coupables sans distinction, c'est la désunion au sein de l'identité collective qui est de la sorte entretenue. Et c'est le mépris pour toute différence qui s'affirme ainsi, soit en confusion, soit en accusation, soit les deux à la fois, ce qui est pire. Dans cette campagne, il est donc un peu inquiétant de pouvoir observer que plusieurs tendances politiques partagent dorénavant une telle inclinaison à considérer que, dans la confrontation d'idées et de méthodes, il faille parler en terme d'ennemis plutôt que d'adversaires, il faille encore parler en terme de curseur insuffisamment calé à gauche ou à droite sur l'abscisse des groupes sociaux, il faille encore parler de clivage insuffisamment marqué par l'ordonnée des idéologies politiques. Comme si la crise et les erreurs passées, très récentes et plus anciennes, n'avaient pas déjà généré en France assez de dissensions et trop de propension à la dissension.

Jerome Mathias Bel

Ceci alors qu'entre adversaire et ennemi, la nuance est pourtant cruciale pour un vivre ensemble nécessaire à tous. Par exemple, que l'on veuille le nommer "grand capital" ou "finance", il est remarquable que, hier au soir encore, le candidat François Hollande parlait, comme dimanche dernier, d'adversaire quand le représentant du gouvernement sur ce même plateau, Alain Juppé, choisit d'user à plusieurs reprises du terme "ennemi". Faut-il donc envisager que le radicalisme idéologique atteint désormais l'UMP comme il a déjà atteint d'autres partis, visiblement peu soucieux de profond rassemblement pour un nécessaire changement quand ils choisissent de désigner ainsi non pas des adversaires mais des ennemis? Et parmi ceux-ci pointés de la sorte, sous un angle de loin par trop monofocal, des responsables, voire, dans une perspective de loin par trop multilatérale, des coupables. Que penser de l’approche similaire du candidat François Bayrou renvoyant dos à dos et à égale responsabilité la gauche et la droite plus encore que ne le fait déjà la candidate Marine Le Pen ? Qu’il contredit donc sa velléité centriste en posant ainsi en curseur alors de centre-droit qui partage l’analyse et les méthodes de Alain Juppé ?

Alayn

Bonsoir !

A toutes et à tous et + particulièrement à Robert Petit:

-Non, le marxisme n'est pas mort (Regardez Mélanchon.)

-L'anarchisme dont je me réclame a toujours combattu le marxisme depuis son origine (voir à ce propos les querelles depuis la 1ère Internationale et notamment entre Marx et Bakounine)

-Où vous avez raison, c'est quand vous dites que la gauche française n'est pas révolutionnaire: elle ne l'a pratiquement jamais été depuis Jules Guesde ; elle a toujours été réformiste.

-Les grandes envolées de François Hollande contre la grande finance (mais pas vraiment contre le capitalisme)ne sont que des effets de manche oratoires et il est bien évident que si jamais il gagne les élections, il sera pieds et poings liés au Capital. (l'Etat ayant toujours été le valet des gros capitalistes.)

-D'ailleurs d'ores et déjà, Hollande ne propose que des réformettes, quelques avantages pour les classes moyennes, rien du tout pour le petit peuple et de vagues promesses de taxer un peu plus les riches mais sans plus.
On a là en résumé le programme du PS qui a toujours été peu ou prou celui-ci.

On a donc juste l'impression de revenir 30 ans en arrière, en 81.

"Si les élections pouvaient changer la vie, elles seraient interdites depuis longtemps !" (slogan anarchiste).

Salutations Anarchistes !

Robert PETIT

Les sondages ne font pas l'élection mais sont un moyen utile de vérifier l'état de l'opinion à un moment donné. Or en cette fin janvier leur évolution est significative et le nombre d'indécis baisse nettement.
La droite espére comme une bouée de sauvetage les effets des déclarations à la télévision dimanche soir de Nicolas SARKOZY,sans trop y croire cependant parce que les nouvelles mesures qu'il peut annoncer ne suffiront sans doute pas à inverser la tendance et risquent au contraire comme le craignent de nombreux députés comme Lionel LUCA d'aggraver les difficultés du futur candidat.
L'annonce par exemple d'une TVA dite "sociale" qui sera sans doute rebaptisée "TVA emploi" peut être dévastateur car les français savent pertinement que toute augmentation de la TVA se traduira immédiatement par une augmentation des prix et pésera sur un pouvoir d'achat au plus bas Les bénéfices éventuels sur la reprise d'activité seront de toute façon trés différés et incertains car il est possible que les employeurs empochent le bénéfice des réductions de charges sans contrepartie, comme ce fut le cas pour la restauration.
Plus grave,le dernier sondage IFOP indique une évolution inquiétante pour le président sortant. Alors que François HOLLANDE continue sa progression,que MELENCHON et BAYROU sont stables,SARKOZY régresse et Marine LE PEN progresse Avec 20,5% contre 22 % à Nicolas SARKOZY,la marge qui lés sépare est égale à la marge d'incertitude et elle peut parfaitement être présente au second tour. Nous aurions alors un 22 Avril 2012 à l'envers.
Non seulement Nicolas SARKOZY aurait alors perdu l'élection mais il aurait également détruit la droite républicaine!

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