« Banquet des aînés à Aubusson: plaisir partagé et convivialité... | Accueil | François Hollande à Guéret »

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.

Robert PETIT

Dans l'émission "Mots Croisés" de Yves CALVI hier soir Henri GUAINO face à Michel SAPIN et Daniel COHN-BENDIT a été lamentable,tentant de démontrer que l'augmentation de la TVA n'était pas une augmentation d'impôts et n'aurait aucune influence sur le pouvoir d'achat.
Mais je voudrais revenir sur une autre mesure annoncés par un président, qui comme le dit Michel, se refuse à envisager que son mandat s'arrête en mai:l'augmentation du cos de 30%.
Une telle mesure ,outre que son application dépend de la volonté des communes qui devraient modifier leurs plans d'urbanisme aurait, si elle était mise en vigueur, des effets pervers car les spécialistes savent parfaitement qu'elle entrainerait une forte augmentation du foncier. De plus ses conséquences sur l'environnement seraient néfastes car l'augmentation de la densité urbaine dans les grandes agglomérations (les seules en fait concernée) accroiterait les difficultés de stationnement et risquerait de défigurer les sites.
Nicolas SARKOPZY dans son intervention s'est moqué de la proposition de François HOLLANDE de faire don par l'Etat aux collectivités locales de terrains pour construire des logements sociaux,prétendant que l'Etat se ruinerait au profit des promoteurs. En fait il ne s'agit pas de céder des terrains aux promoteurs pour qu'ils spéculent mais de permettre aux organismes sociaux de construire à coût réduit des logements locatifs pour faire face à la crise du logement.
Le président sortant manie facilement le mépris mais les français lui retourneront celui-ci
Tenter de faire passer en force des mesures inopportunes,inapropriées et inefficaces doit entrainer une réaction vigoureuse de l'opposition,ce que François HOLLANDE a déjà fait pour l'augmentation de la TVA qu'il a promis de faire abroger s'il etait élu.

Jerome Mathias Bel

Après que la question européenne soit rendue encore plus complexe par le traité de la nuit dernière, le énième pour faire avancer à marche forcée les peuples d'Europe vers une réforme du marché du travail dont on voit déjà les calamiteux résultats en Espagne et dont on connaît le terrible coût en Allemagne, les annonces du candidat Sarkozy sont indicatrices: comment être sûr que celui-ci "joue tapis" (comme on dit au poker si lucratif en ligne pour ses partenaires)? Comment ne pas se dire que les dernières mesures ne sont que le préambule de sa future politique? Comment ne pas s'inquiéter que le modèle thatchérien qu'il citait comme référence ultime avant sa présidence ne soit désormais qu'en attente derrière un écran de fumée "allemand" qui n'est en fait qu'un ramassis de contre-vérités? Après tout le président a bien confirmé dimanche soir qu'il s'était récemment fait projeter le film sur la dame de fer... Malgré la crise, il confirme donc certaines priorités culturelles.

Robert PETIT

Je compléte mon commentaire:
Devant les protestations des maires,des architectes,des Associations de l'environnement,François FILLON a dû préciser que le texte tiendrait compte de la plupart des restrictions en vigueur:
En résumé une annonce "forte" faite par un amateur démagogue et sans véritable efficacité.

Robert PETIT

Nicolas SARKOZY en annonçant un certain nombre de mesures dont la TVA dite"sociale" lors de son intervention télévisée de dimanche a joué une de ses derniéres cartes et je crois qu'il en avait parfaitement conscience. Il a joué quitte ou double et son coup a raté.
Compter sur l'annonce de sa candidature alors qu'il se comporte depuis plusieurs mois en candidat risque de n'avoir aucun impact,de même que les attaques auxquelles il se livre contre François HOLLANDE sans le nommer.
Lors de ses voeux à la Presse il a traité son adversaire de menteur,disant ce que HOLLANDE n'a jamais dit qu'il voulait établir la retraite à 60 ans pour tous,affirmant avec grandiloquance qu'il s'agissait d'un "mensonge d'Etat"
Les élus UMP ne sont pas en reste s'essayant après l'éhec de la critique du candidat "mou"à celle du candidat"arrogant"
La défaite se profile à l'horizon pour le président sortant et ses fidéles élus vont songer uniquement à tenter de sauver leur siéges aux législatives s'ils le peuvent.

Robert PETIT

François FILLON a été, hier soir, ennuyeux comme à son habitude. On sentait l'absence de conviction dans sa défense de la politique de SARKOZY dont il a été,souvent à contre coeur,le fidéle exécutant.
Martine AUBRY l'a d"ailleurs mis en difficulté en lui rappelant qu'il avait été un gaulliste social dans la ligne de SEGUIN et en lui demandant s'il approuvait les discours de SARKOZY à Dakar et à Grenoble. Il a répondu qu'il approuvait celui de Dakar qui avait été mal interprété selon lui mais je n'ai pas souvenir qu'il ait évoqué celui de Grenoble.

Robert PETIT

La campagne électorale prend un virage dangereux,l'UMP court de plus en plus après Marine LE PEN et Claude GUEANT ayant parfaitement conscience du retard pris pas son candidat fait des déclarations xénophobes dans l'espoir de rallier des électeurs du FN.
La Gauche ne peut laisser passer une telle dérive et doit réagir vite et durement.Quant à François BAYROU on attend aussi de son côté une prise de position ferme s'il veut accréditer sa stature de démocrate.

Mathieu Charvillat

Robert,

la réaction de François Bayrou aux propos de Claude Guéant ne s'est pas faite attendre.

http://www.europe1.fr/Politique/Bayrou-reagit-aux-propos-de-Gueant-934853/

En revanche, je trouve de mauvais goût l'ironie maniée par Harlem Désir concernant le thème d'Instruire auquel il substitue maladroitement le terme choisir.
Un peu léger tout de même...

Cette thématique de l'Instruction qui concerne un secteur reconnu en crise, à l'importance capitale pour l'avenir des générations futures, a toute sa place dans le débat présidentiel. Peut-on vraiment se permettre d'ironiser sur ce sujet, pris à coeur par François Bayrou ?

Je vous en propose à ce sujet le discours prononcé en clôture de ce forum thématique. Un discours long, certes, mais brillant, au terme duquel le président du MoDem présenta ses trente propositions.

http://democrate23.blogspot.com/2012/02/instruire.html

Robert PETIT

Pitoyable GUEANT:
Je reviens sur mon précédent commentaire car j'écoutais Me COLLARD soutien de Marine LE PEN déclarer : " Les civilisations se valent ce sont les régimes politisues et judiciaires qui ne sont pas tous légitimes et de même valeur"
Comme quoi le Front National donne des leçons à l'UMP qui se situera bientôt à la droite du Parti frontiste.

Robert PETIT

Suppression de la Cour de Justice de la République:
François MITTERRAND a supprimé la Cour de Sureté de l'Etat et les Tribunaux militaires (sauf celui concernant les troupes stationnées en Allemagne);François HOLLANDE veut supprimer la Cour de Justice de la République seule juridiction habilitée à juger les Ministres pour les crimes et délits commis dans l'exercice de leur fonction.
Faire juger les ministres par une Cour composée majoritairement de parlementaires est une anomalie qui choque nos concitoyens et il n'y a aucune raison pour que les Tribunaux de droit commun ne soient pas compétents.
Néanmoins pour éviter un acharnement judiciaire contre les ministres ou anciens ministres il sera nécéssaire de maintenir une Commission d'examen des plaintes avant de les déférer aux Tribunaux,Commission qui fera office de filtre pour éviter les plaintes sans aucun fondement.
Cette mesure fait partie d'une refondation en profondeur de l'Organisation judiciaire à laquelle veut s'attaquer François HOLLANDE car depuis l'affaire d'Outreaux rien n'a été fait et le bilan du quinquennat SARKOZY est en ce domaine comme d'en d'autres affligeant.

Jerome Mathias Bel

De la part du Président Sarkozy et de ses lieutenants, les récents effets d'annonces, suivis parfois de rectificatifs immédiats ou de démentis formels, plus ou moins tardifs et sensationnalistes, laissent plus que songeur: ils confèrent à sa double campagne (en tant que personnalité velléitaire et comme symbole idéologique) une dimension de coquetterie individuelle qui apparaît chaque jour un peu plus comme très éloignée du quotidien d'une majorité de citoyens par temps de crise profonde. En tant déjà que candidat sortant toujours pas officiel, Nicolas Sarkozy semble ainsi privilégier un côté précieux, une affeterie si dédiée à sa seule position ou à ses relations personnelles, quand il ne s'agit pas de la promotion déplacée de ses alliances dogmatiques ou de son intimité, que, de la sorte, la prégnance des prochains scrutins revêt en effet un aspect presque malsain de ludicité à la fois capricieuse et irréaliste, dépourvue de toute lucidité politique tant cet immature jeu de cache-cache avec l'opinion française repose sur une hypocrite prétention ou des atermoiements tactiques en matière d'investitures pour les législatives qui achèvent de révéler alors la situation de son parti. Nous sommes donc, avec de tels effets, face à un phénomène qui se situe à l'opposé de ce que, entres autres, Umberto Eco désignait comme effet d'hyperréalité; c'est-à-dire qu'un tel déficit de clarté publique pour néanmoins une auto-investiture vers une fonction de haute responsabilité républicaine, une telle manifestation d'ego qui flirte ainsi avec un nombrilisme de très mauvais aloi à l'heure des sacrifices, n'est dorénavant qu'en capacité de ne faire prioritairement plus qu'une seule distinction en permanence: celle entre un pourtant nécessaire imaginaire politique à incarner et une réalité de soi ainsi somme toute accessoire pour la nation en tant qu'amour-propre superfétatoire dans le rôle présidentiel. A croire que, comme il l'avait pourtant annoncé immédiatement après son élection, de n'avoir pas su vraiment prendre le temps d'une retraite véritable pour "mesurer la charge", Nicolas Sarkozy atteint aujourd'hui aux limites de sa "realpolitic" en propre et n'a alors que moins en moins de chances de faire à nouveau rêver que "ensemble tout est possible". Particulièrement quand son principal adversaire a fait le choix de la confiance simple en l'imaginaire national pour proposer un ré-enchantement. Or, si implicitement la question de la réalité de tout scrutin réside aussi dans l'entretien équilibré entre idéalisme et incarnation, il apparaît presque que notre "hyperprésident" a surtout favorisé la désincarnation de l'imaginaire national comme idéal de consensus au bénéfice d'une idéalisation personnelle du rôle par trop hégémonique qu'il souhaite encore s'assigner au nom du peuple de France. En somme, sans aucune procuration autre que celles qu'il s'est données en de trop nombreuses occasions, aurait-il toujours inversé les fonctions? Et en cinq ans, n'aurait-il jamais imaginé que sa propre estime comme chef d'Etat?

Robert PETIT

La droite a ironisé sur la propostion de François HOLLANDE de supprimer la Cour de Justice de la République mais les deux principaux syndicats de magistrats: L'Union Syndicale et le Syndicat de la Magistrature sont d'accord sous la réserve que j'ai indiqué.
Faute d'arguments l' UMP manie la dérision voir l'insulte ou même l'atteinte aux personnes comme Nadine MORANO vis à vis d'Eva JOLY.

Robert PETIT

Les lignes commencent à bouger à droite:
Luc FERRY vient de déclarer que le programme de François HOLLANDE était un bon programme. Ce compliment de la part de l'ancien ministre et philosophe de droite ne va sans doute pas plaire au sarkozystes.
Alors que Nicolas SARKOZY se droitise de plus en plus courant à s'essoufler derriére Marine LE PEN et sans doute sans grand résultat,une partie de son électorat de centre droit est sur le point de le quitter; Elie COHEN disait à Mots Croisés "qu'il continue comme cela et il ouvrira un boulevard à François HOLLANDE".
Nicolas SARKOZY se trompe d'époque,la société qu'il nous propose celle des années 50 est morte et il serait vain de vouloir la resusciter

Robert PETIT

On annonce du côté de SARKOZY une campagne "sabre au clair" ave une proposition par jour.Le Président sortant tel Napoléon en 1815 va jouer son va-tout Il oublie tout simplement que Napoléon a perdu son trône à Waterloo Les charges de la Garde s'étant brisées sur la détermination et la ténacité des troupes de Wellington.

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.