La communauté de communes Aubusson-Felletin concentre sur son territoire deux éléments majeurs, fondateurs de l'Histoire et de l'identité du département de la Creuse: la tapisserie et le bâtiment.
Le Lycée des Métiers du Bâtiment de Felletin, le plus ancien de France, est emblématique de la volonté des maçons de la Creuse de transmettre leurs savoir-faire. La profession du bâtiment, à l'origine de cet établissement, s'était dotée d'un outil de formation à la hauteur de l'ambition qu'il porte. Désormais sous la responsabilité du Conseil régional du Limousin, il continue d'accueillir des jeunes de toute la France, séduits par l'éventail de ses filières, et la qualité de son enseignement. On peut parler d'établissement de référence, s'agissant du LMB, qui vient de fêter son centenaire.
Pourtant, les menaces sur son avenir planent dangereusement, après les décisions du recteur de Limoges.
4 formations doivent fermer au Lycée des Métiers du Bâtiment:
la filière technologique STI ,
le BTS construction métallique,
le baccalauréat professionnel arts de la pierre,
le CAP menuiserie.
Nous refusons ces mesures de fermeture, dont les motivations restent obscures, alors que les fréquentations de ces formations sont tout à fait satisfaisantes.
Une pétition est en ligne que je vous invite à signer.
La mobilisation s'organise, pour sensibiliser la population aux enjeux induits des décisions du recteur.

J'abonde.
Cette décision est arbitraire, ne tient pas compte des nombreux enjeux locaux qui ont trait au maintien des activités du LMB, une structure aux allures d'institution sur le plan local, à la réputation nationale, véritable pôle d'atttractivité pour Felletin et le Sud Creusois.
D'autant que les effectifs sont suffisants pour que ces options prétendent à être maintenues.
De nombreuses générations y ont effectués leurs études (un oncle pour ma part).
La mobilisation doit être soutenue, car c'est un outil structurant de premier ordre qui est aujourd'hui menacé.
Rédigé par : Mathieu Charvillat | 18/01/2012 à 08:36
Il semble que le rectorat,agissant sur ordre,ait décidé de détruire le tissu scolaire du Limousin. Je constate que la concertation est pratiquement nulle et que les raisons invoquées sont peu pertinentes.
En fait ce gouvernement qui vit je l'espére ses derniéres semaines s'est donné pour but de faire des économies dans la fonction publique,ce que l'on pourrait à la rigueur admettre,mais il le fait d'une maniére arbitraire et autoritaire,sans tenir compte de l'intérêt des régions et de leur population.
Rédigé par : Robert PETIT | 18/01/2012 à 09:46
J'ai signé cette pétion sur le bord de la route ce matin au carrefour de la seiglière pour plusieurs raison:
- Cette école qui hélas n'est plus unique en France doit poursuivre son rôle d'être l'un des moteurs écononiques du Sud creusois
- Même si quelques classes sont en sous effectif, la formation est excellente et il faut plutôt chercher le moyen de trouver d'autres éléves que de fermer les classes
- Ayant parmi des personnes parmi mes proches qui vont reprendre un commerce à Felletin, je pense égalemnt à leur avenir.
(...)
note de l'administrateur du site:
La suite des propos de monsieur Teyton relevait de l'attaque personnelle contre un fonctionnaire. Il m'a été rapporté la perspective de poursuites contre l'auteur, mais aussi contre moi, en ma qualité de directeur de cette publication. Il va sans dire que je ne partageais absolument pas la nature des propos de monsieur Teyton, et qu'il n'est donc pas envisageable d'être associé à de tels propos et poursuivi à ce titre. J'adresse un mail à monsieur Teyton, reprenant l'entièreté de son commentaire, qu'il est libre de publier sur son propre blog, s'il souhaite maintenir sa position.
Rédigé par : Claude Teyton | 18/01/2012 à 15:40
Il est anormal de confier à un recteur dont le rôle est éminement politique le soin de décider des fermetures d'établissements et je souhaite que dans le cadre d'une vraie décentralisation les Conseils Régionaux aient un rôle décisionnel important en matiére d'éducation.
Les projets de fermeture de sections concernant le LMB de Felletin sont particuliérement stupides et omme disait SCHILLER: "Contre la stupidité les dieux eux mêmes disputent en vain"
Rédigé par : Robert PETIT | 18/01/2012 à 18:59
Monsieur Teyton, plutôt que de mettre en cause des personnes, peut-être feriez vous mieux d'avouer que la politique menée par vos amis et vous est désastreuse. Vous n'ignorez sans doute pas que les recteurs sont nommés par le président de la république en conseil des ministres ? Les sections menacées de fermetures ne sont pas en sous-effectif. Ces fermetures sont politiques, ne faites pas semblant de ne pas vous en rendre compte.
Rédigé par : J.M. Fauguet | 19/01/2012 à 10:06
Les personnels du lycée des Métiers du Bâtiment de Felletin ont demandé l’appui des différents femmes et hommes politiques (de droite comme de gauche) du sud creusois face aux dangers qui menacent cet établissement. Monsieur Moine, maire d’Aubusson et président de la communauté de communes d’Aubusson-Felletin a décidé d’ouvrir son blog afin de recueillir des témoignages de soutien.
Or des attaques ad personnam ont été rédigées sur ce blog.
Ces propos ne peuvent être que déplorés et n’ont pas lieu d’être dans un combat qui se veut collectif, rassembleur, afin de sauver le lycée des Métiers de Felletin.
Rédigé par : Pour les personnels du LMB, Luc LE CALOCH | 19/01/2012 à 13:32
J'ai signé la pétition de soutien au LMB parce que, élément du patrimoine creusois, cet établissement s'inscrit aussi dans la modernité en contribuant à des formations de qualité. Je suis admirative du combat de tous les personnels, administration, professeurs, agents. Je déplore cependant qu'un individu comme M. Téton utilise le blog de Monsieur le Maire d'Aubusson pour se livrer à des attaques insultantes à l'égard d'un fonctionnaire de l'Education Nationale.
Martine THIEBAUT
Rédigé par : Martine THIEBAUT | 19/01/2012 à 20:06
Madame Thiebault,
Vous m'expliquerez ou vous avez lu des attaques insultantes ? Une position prise ne me semble pas une insulte.
Et également ce qui justifie que l'on ne puisse pas avoir une opinion négative d'un responsable fusse t il fonctionnaire de l'EN, je dirai même le fait d'être à ce niveau là devrait être plus lié à des obligations de résultats et pas seulement à des moyens mis en place.
Au delà de mon opinion toute personnelle comme l'a souligné Mr Moine, il n'en demeure pas moins que tout en n'étant pas un adepte de la pensée unique, je soutiens et je m'exprime, au niveau ou j'ai la possibilité de la necessité de faire en sorte de perenniser cet établissement, qui reste en France l'une des écoles phares des métiers du bâtiment, mais hélas, qui n'est plus le seul comme cela a lontemps été le cas.
Il reste également un poumon économique du Sud Creusois.
Pour terminer, si vous souhaitez vraiment un "combat" collectif, rassembleur, il ne faut pas rester que sur le terrain politique comme le souligne Mr Fauguet, ce terrain là ne sera jamais ni collectif ni rassembleur.
Rédigé par : Claude Teyton | 20/01/2012 à 11:07
Simplement pour information, pourriez vous indiquer combien d'éléves sont en cours de formation dans cette filiére:
-le baccalauréat professionnel arts de la pierre
Et combien d'éléves risquent de s'inscrire prochainement dans les meilleures probabilités.
Pour ce qui est des 3 autres filiéres, je pense que le maintien sera assuré.
Rédigé par : Claude Teyton | 20/01/2012 à 11:24
J'ai l'impression que nous avons eu droit à une belle magouille politique:
Primo : Le recteur ,qui n'est qu'un exécutant politique, décide de plusieurs fermetures de sections au LMB.
Secondo: Jean AUCLAIR intervient, en téléphonant au Ministre, obtient dit-il le maintien d'un certain nombre de sections.
Cette opération aurait été préparée d'avance par le trio: Ministre,recteur Auclair que cela ne me surprendrait pas.
Tout est bon pour tenter de se faire réélir ,même si la situation est trés défavorable et cela vaut aussi bien pour Nicolas SARKOZY que pour Jean AUCLAIR
Reste à savoir si ce n'est pas reculer pour mieux sauter et qu'à terme le LMB soit condamné.
Rédigé par : Robert PETIT | 20/01/2012 à 17:30
Face à la menace politique, concertée depuis au moins 2007 au plus haut niveau de l'Etat pour, ministère après ministère, accélérer la désertification économique et culturelle de ces "territoires ruraux" que les dispendieux déplacements du président-candidat UMP prétendaient récemment reconnaître (discours d'Aubusson, voeux de Pamiers...) alors qu'ils n'annonçaient déjà en creux "endogène" que l'abandon programmé des identités locales au profit d'un centralisme néo-conservateur, face à ce qui pèse de la sorte et sur les bourses des contribuables ruraux et sur toutes les composantes du patrimoine national le plus séculaire, celui constitué par les multiples savoir faire français, la mise en place urgente d'un bouclier rural étendu aux spécificités traditionnelles n'est plus à démontrer.
Rédigé par : Jerome Mathias Bel | 20/01/2012 à 19:23
A propos de vigilance, il faut noter qu’à elle seule, la volonté de liquidation de la formation "arts de la pierre" au pays des maçons de la Creuse indique en effet que la transmission d'un patrimoine technique comme garantie du maintien de possibles économiques, à partir d'une excellence historique reconnue, n'est dorénavant plus considérée par le gouvernement comme territorialement légitime dès lors qu'elle ne concerne pas cette industrie du luxe dans laquelle s'est, dans l’outrance, commise depuis 5 ans la République dégradée de Nicolas Sarkozy. Toute attaque ad hominem envers celles et ceux qui s'opposent à un tel phénomène ou le subissent autrement qu'en acquiescements à la ruralité sacrifiée sur l'autel d'un bling-bling qui ne (re)connaît pas la crise, est une inacceptable récupération politicienne, en plus d'être l'ultime révélateur d'une misérable tentative de diversion au bénéfice de cette démagogique cécité culturelle qui l'anime, de façon aussi économiquement partisane que politiquement inconsciente.
Rédigé par : Jerome Mathias Bel | 20/01/2012 à 19:27