« Premières remarques... | Accueil | Financement de la campagne 2007 de Sarkozy par Kadhafi ? »

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.

Robert Petit

Pour une fois je ne commenterai pas les résultats électoraux,Michel l'a trés bien fait. je préciserai cependant que s'il n'y a vait pas eu de vote utile Nicolas SARKOZY serait arrivé en tête ce qui aurait compliqué la tâche pour François HOLLANDE au second tour.
Puisque nous sommes partis vers ce tour décisif j'ai écouté Nicolas SARKOZY et Jean François COPPE sur ie télé ce matin. Leur déception se manifeste par de la hargne vis à vis du candidat de la Gauche avec tous les poncifs déjà utilisés: c'est une anguille un flou et maintenant parait-t-il un lâche parce qu'il ne veut pas se plier au diktat de SARKOZY qui voudrait organiser trois débats pour démontrer sa soi-disant supériorité.
Nous ne sommes pas dans l'émission de Patrick SEBASTIEN et la politique n'est pas un jeu télévisé; Si l'on est sûr de son programme et de ses arguments,ce qui est le cas de François HOLLANDE,point besoin de trois débats,un seul suffira,les français ne sont pas aussi ignares que le président sortant veut le faire croire. Ils analyserons sans difficulté les programmes.
On peut d'ailleurs se poser la question: le programme du président candidat doit être particuliérement indéchiffrable pour qu'il lui fasse autant de temps pour le défendre.

Jerome Mathias Bel

En lieu et place de trois spectacularisations télévisuelles, voire en lieu et place d'un raout UMP annoncé par le président sortant pour le 1er mai au Champ de Mars parisien, scandaleuse manière du candidat Sarkozy de mépriser un peu plus les sans-emploi et les syndicats afin de se rapprocher davantage de l'idéologie du FN, il conviendrait peut-être de profiter de ce jour chômé pour lire ou relire "La machine à trahir", ouvrage de Arnaud Montebourg où, dès 2000, il initiait en effet une critique objective de l'actuelle constitution et prônait déjà le nécessaire passage à cette 6ème République qui suscite désormais l'intérêt de plus d'un courant politique, quand elle ne constitue pas dorénavant l'horizon d'attente politique de plus en plus de citoyens, conscients d'un éloignement de la chose publique (res publica), inhérent phénomène engendré par la relative obsolescence du modèle de la 5ème et de plus en plus apparent comme un des ressentis populaires menant à la désaffection civile, voire au vote de contestation et aux périls que celui-ci fait peser sur la démocratie.

Michel Moine

Robert, je suis intimement persuadé que François Hollande n'a pas bénéficié d'un effet "vote utile", mais d'un véritable vote d'adhésion des Français. Les sondages l'avaient d'ailleurs plutôt bien estimé. Il n'en demeure pas moins que le score de Jean-Luc Mélenchon, que certains trouvent décevant, est d'un niveau historique que lui-même n'aurait peut-être pas osé espérer il y a un an de cela.

François Hollande a désormais l'obligation de rassembler, ce qu'il fait manifestement.

Robert Petit

Echos de campagne du 24 Avril:
J'écoutais sur une radio Jean QUATREMER le Journaliste de Libé dire que Nicolas SARKOZY se trompe en s'adressant aux électeurs et électrices de Marine LE PEN.Il croit que leur motivation principale est la lutte contre l'immigration et prône le contrôle des frontiéres.En réalité une grande partie de ceux et de celles qui ont apporté leurs suffrages à la présidente du FN l'ont fait pour crier leur colére face à la baisse de leur pouvoir d'achat,au chômage et tout particuliérement en milieu rural par leur sentiment d'abandon.
Nicolas SARKOZY suit en effet les conseils d'Henri GUAINO un euroseptique et de Patrick BUISSON dont les idées sont proches
de celles des vieux frontistes néo fascistes.
François HOLLANDE va mettre l'accent sur les territoires abandonnés de la France dont fait partie la Creuse,sur ces territoires qui ont vu disparaitre les services publics,les industries,qui restent à l'écart des grandes zones économiques avec une population vieillisante qui n'aura même plus de services médicaux de proximité. Là est l'enjeu principal de cette élection et le Corrézien François HOLLANDE n'y est pas insensible.

carte

J'ai savouré la réflexion d'Henri Emmanuelli faisant suite à la proposition de Sarkozy d'organiser 3 débats:"Il a loupé l'écrit et maintenant il demande 3 oraux de rattrapage"

Robert Petit

J'ajouterai un mot à mon commentaire du jour:
Nicolas SARKOZY veut célébrer le 1er Mai la Fête du "vrai travail" comme s'il y avait un faux travail pour bien distinguer ceux qui ont toujours travaillé de ceux qui par suite de la perte de leur emploi sont devenus chômeurs et ont dû faire appel à l'assurance chômage voir au RSA lorsqu'ils ont épuisé leurs droits.
Une telle stigmatisation est intolérable et rappelle furieusement la conception du travail du régime de Vichy lorqu'en 1941 le Maréchal PETAIN instaura le "Fête du Travail et de la Concorde sociale.

Michel Moine

Le vrai travail, c'est celui qui est détruit par les vraies délocalisations, et qui donne droit au vrai chomage et à la vraie misère ?

DoubleD

ça sera pas le champ de mars, trop cher :) la mairie demande 1.4 millions d'euros pour la remise en état de la pelouse ^^

ça sent le roussi pour sarkopen :

http://www.takieddine.fr/

DoubleD

Robert, une bonne analyse sur Agoravox du discours pétainiste de sarko:

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/marechal-sarkozy-le-revoila-helas-115328

Philippe PETIT

Je propose une réflexion personnelle sur notre futur Président :
J'ai un doute sur la volonté de François HOLLANDE d'être le président de la VI ème République. A aucun moment, maintenant ou dans le passé il n'a abordé ce sujet. Il faut du courage, de la conviction, de la volonté pour agir, défendre, combattre et finalement avancer dans cette voie. En un mot il n'est pas possible de rassembler toute une population mais seulement une partie mais avec cette foi qui fait trembler les montagnes, ouvrir le ciel et accueillir la Lumière pour que chacun et chacune soit convaincue que ce chemin est le seul à suivre pour une France ou Homme et Femme pourront vivre simplement mais sereinement.

Nathalie Nablanc

Je me permets d'intervenir par rapport aux délocalisations, au chômage. Depuis longtemps, la France a eu tort de dévaloriser l'apprentissage car aujourd'hui, dans de nombreux secteurs, nous sommes en manque d'employés ou d'ouvriers qualifiés. Nous avons exporté notre savoir-faire en Chine, en Inde...mais avons oublié de transmettre notre savoir faire et nos valeurs du travail à nos enfants et voilà où nous en sommes aujourd'hui,qu'allons-nous produire à ce rythme?
Je pense qu'il y a une vraie urgence. Nous ne pouvons pas fonder une société staracadémique et c'est tant mieux! Peut-être qu'au mieux nous créerons des emplois au pire nous conserverons ceux qui résistent de plus en plus difficilement

Robert Petit

Voici le communiqué de J.F.KAHN qui soutenait François BAYROU:
"Pour la premiére fois depuis des lustres,on entend un discours ouvertement pétainiste sortir de la bouche d'un Président de la République encore en place.Quoi qu'on pense de son challenger social démocrate,l'hésitation n'est plus possible,plus tolérable,tous les républicains,tous les démocrates qui refusent par patriotisme le discours de guerre civile et de lacération de notre nation commune,qu'ils se réclament de Jaurés,de Clémenceau,de De Gaulle,de Mendès-France ou de Robert Schuman,doivent voter de façon à barrer la route à l'apprenti sorcier et à permettre qu'on tourne cette page.

Yves

Cher Michel,

il y a bien longtemps que l'on a changé de République ! La Constitution de 1958 a perdu totalement son âme et c'est bien dommage...

Ce qu'il faut changer, c'est la classe politique française : au placard Juppé, Jospin, Aubry, etc...

Jerome Mathias Bel

Presidentialisee jusqu'à la caricature, certes la 5ème République selon Nicolas Sarkozy l'a été d'un bout à l'autre de son calamiteux mandat. Car la propension du champion de l'UMP à caricaturer d'emblée sa propre fonction en revendiquant une appellation d'hyper président là où la démocratie exige du premier des français tact, mesure et entretien du pluralisme politique en matière de justice ou de communication, son inclinaison permanente à l'ingérence aux limites du déni du Droit, entre autres déplorables exemples qui ont émaillé régulièrement ses cinq années de confiscation de la liberté de penser et d'agir au profit de la distillation de la peur par son idéologie partisane et continuellement discriminante, sont le pendant logique de son réflexe culturel à caricaturer jusque dans l'insulte ce qui osa s'opposer à ses diktats ou simplement ne pas acquiescer aux caprices bling bling de son clan.
Jamais l'arrivisme revendiqué n'avait à ce point tenu lieu d'éthique citoyenne qu'à l'ombre du potentat qu'il a exercé sans aucun discernement autre que la diffusion des grossiers préjugés fondant sa famille politicienne. Jamais la mise en scène médiatique du politique n'avait avant lui atteint à un tel niveau d'arrogance, de condescendance, de mépris souvent, et de trivialité combinés pour tenter de dissimuler les combines de ses amis et soutiens: d'une visite au pape en divorcé accompagné à nos frais par le plus paillard des humoristes, en passant par les cases Woerth, Bettencourt, Takkiedine (et j'en passe) de son affairisme d'arrière salon du Fouquet's, jusqu'à la tente du dictateur Khadafi consentie sur les pelouses élyséennes avant un règlement de comptes de campagne sur le dos de nos soldats et de nos impôts, la liste des malversations de l'état sarkozyste est aussi longue en si peu de temps que les cigares payés par les français à un autre de ses trop nombreux comparses.
De telles dérives, aux antipodes de cette république exemplaire qu'il promettait mensongèrement en 2007, sont aussi à l'origine de la désaffection morale et citoyenne dont le FN, qu'il courtise désormais plus qu'ouvertement mais dans la plus totale et scandaleuse absolution, se nourrit sans vergogne. De la perte du triple A jusqu'à ce point, la responsabilité de Nicolas Sarkozy et de son système est immense: en plus de nos finances, son gouvernement Fillon, usé jusqu'à la corde par ses voraces investisseurs, a creusé comme jamais depuis la sinistre époque de la Collaboration une dette morale abyssale pour la France et particulièrement vis à vis du continent africain. A part grâce à un urgent passage à une 6ème République seule apte à moraliser enfin pour de bon la vie politique, loin de telles manoeuvres au si insupportable entre gent, il sera difficile de réconcilier le peuple avec ses instances, voire les français entre eux. A 18% de votes haineux, les dégâts du sarkozysme sont profonds. Souhaitons donc qu'avec une nouvelle constitution ils ne soient pas plus irrémédiables que ceux que celui qui restera surtout comme l'ami de Bolloré et de TF1, voire le nouveau compagnon de Carla Bruni, a infligé à l'économie française

Robert Petit

Echos de campagne du 26 Avril:
Nicolas SARKOZY est prêt à dire,à faire n'importe quoi pour éviter la déroute qui s'annonce.
Dans la même journée d'hier il a prétendu que Tarik RAMADAN,l'intellectuel islamiste avait appelé à voter pour François HOLLANDE ce qui est un mensonge héonté. Il a prétendu également qu'il n'avait jamais parlé de "vrai travail" ce que démentent ses propos tenus publiquement à la télévision.
Il continue bien entendu d'affirmer que François HOLLANDE veut régulariser tous les sans papiers et Xavier BERTRAND affirme même qu'il était d'accord avant François HOLLANDE pour compléter le traité de stabilité européen !
Enfin pour couronner le tout il assimile les électeurs de François BAYROU à ceux de Marine LE PEN entraînant une vive réaction du leader centriste.
Allons nous encore pendant dix jours assister à ce festival d'incohérences,de mensonges et de calomnies ?

Philippe PETIT

La parole est trop lisse, conventionnelle, sans saveur, sans odeur. Aucune réponse franche, argumentée, convaincante n'est prononcée face à l'invective, l'ignominie,l'horreur des phrases et mots prononcés par l'extrême droite française dont se fait le porte parole notre Président actuel.

Robert Petit

Echos de campagne du 26 Avril
Dans "Des Paroles et des Actes" Nicolas SARKOZY a continué sa course désespérée derriére le FN.Après avoir proposé une "présomption de légitime défense" qui se traduirait en fait par un permis de tirer,c'est à dire de tuer, comme le disait son Ministre de l'Inérieur Claude GUEANT.Surfant comme d'habitude sur le dernier fait divers, il reprend également l'idée de la perpétuité réelle proposée par Marine LE PEN,mesure que tous les spécialistes ainsi que les fonctionnaires de la pénitentiaire, jugent inapplicable.

François HOLLANDE se refuse trés justement à se laisser entraîner sur ce terrain. Il considére qu'il faut certes améliorer les régles mais que cela ne saurait en aucun cas être le prétexte à des Lois de circonstance.
J'ai remarque également que Nicolas SARKOZY commence à se rendre compte qu'il ne faut pas aller trop loin dans l'insulte,la diffamtion et les références nauséabondes.
Il a reconnu que son expression "vrai travail" n'était pas heureuse et que les attaques ignobles de Lionel LUCA contre la compagne de François HOLLANDE dépassaient les bornes.
D'un côté nous avions un François HOLLANDE qui intégrait la fonction présidentielle et de l'autre un président sortant manifestement mal à l'aise,démarrant l'émission avec difficulté en rabachant sa proposition de plusieurs débats.

Philippe PETIT

Le problème c'est que croire que l'on est Président alors qu'on ne l'est pas, peut présupposé que l'on possède un égo surdimensionné qui ne peut convenir à celui qui est censé nous représenter dans un futur proche. Il n'est et ne sera que l'émanation de la volonté du peuple. Sans le peuple il n'est rien, avec il n'est pas TOUT. Humilité et Humanisme doit être sa devise.

Robert Petit

Echos de camapgne du 28 Avril:
La plus grande vigilance s'impose et la mobilisation doit être plus forte que jamais.
Nicolas SARKOZY fait feu de tout bois et comme il l'a fait à Lonjumeau n'hésitera pas à annoncer des fausses nouvelles,de proférer des mensonges les plus gros et le cas échéant d'exploiter le moindre fait divers,tout cela dans le but de ramener à lui des voix qui s'étaient portées sur Marine LE PEN.
Dans un département rural comme la Creuse les voix lepénistes ont été nombreuses et les militants de gauche ne doivent pas hésiter à démarcher ces électeurs et ces électrices pour leur faire comprendre la voie sans issue du vote SARKOZY.Je suis cependant persuadé que nombre d'entreux eux en sont convaincus car ils ont vu le résultat de la politique du président sortant.

Jerome Mathias Bel

Dans les derniers mois de cette campagne, le ralliement définitif du sarkozysme aux thématiques nauséabondes du FN a fini de révéler la vraie culture de l'UMP. Un parti au républicanisme presque totalement dévoyé à la fois par sa mise sous perfusion des idéologues Guaino et Guéant,grotesquement avachis sur un héritage gaulliste dont ils n'auront qu'exhibé sans vergogne que quelques débris issus de leur propre saccage patrimonial de leur soi-disantes racines politiques; et un parti semblablement sous influence dorénavant directe des aboyeurs populistes prétendûment populaires que sont Lucca, Vanneste et consorts, au seul service désormais de l'antiparlementarisme camouflé que porte le clan Le Pen. A l'avant veille du second tour des présidentielles et des imminentes législatives, voter UMP c'est ainsi voter pour un sigle qui, avec Nicolas Sarkozy, signifie depuis cinq ans "Usages de la Machine à Peurs" jusque dans des territoires ruraux comme le nôtre. Un tel système de multiples productions contre la confiance citoyenne et contre la croissance française, s'avère aujourd'hui de plus en plus compromis depuis ses encore récentes sources de financements: rien d'étonnant à ce que des liens soient donc repérables entre autoritarisme discriminatoire et religion de la dictature clanique. Rétrospectivement, on comprend mieux le silence assoudissant du député Auclair lors de l'accueil de Kadhafi par Sarkozy: selon l'UMP en effet, quelques tyrans sous la tente ont, exclusivement eux, droit de résidence temporaire sur les verts patûrages de la République. Pour quels pacages au juste? Ceux qui ne permettent que l'élevage et l'élévation financière, corrélativement d'ailleurs, d'erzats lepénistes?

Jerome Mathias Bel

En grec, la "schize", c'est la séparation. Dans la République des murs selon Sarkozy, ceux sur lesquels l'UMP persiste à vouloir graffiter son abandon des valeurs républicaines au profit des odeurs rances du FN, la schizophrénie politique de l'idéologie sarkozyste en érige sans cesse de nouveaux, dans une frénésie désormais galopante: après une présence "historique" à la chute du mur de la honte typiquement révisionniste, un fantasme de voyage présidentiel japonais en guise de conscience écologique achève de révéler le tourisme présidentiel du mandat qui s'achève. Pire encore: comme, toujours selon le président sortant, son expression "vrai travail" n'est pas enregistrée par un énorme buzz vidéo sur le Net mais serait un pur produit de l'imaginaire de ces médias de masse qu'il conspue après les avoir flatté dans le sens de son bling bling, la célébration mondiale du 1er Mai devient une plateforme pour rejoindre l'extrême-droite dans la récupération à la hussarde des droits du travail pour lesquels, de concert, l'UMP et le FN affirment de nouvelles "frontières"; sans doute celles qui leur permettraient de ne plus reconnaître les frontières sociales historiques, nécessaires à une rétribution équitable des professionnels, à une limitation des abus de pouvoir de recrutement, à une reconnaissance des pénibilités en matière de savoir faire. Dans une telle schizophrénie, le coût du travail n'est déjà plus une marque de qualité nationale mais seulement un handicap numéraire pour les profits de délocalisateurs, souvent enregistrés au CAC40.
Enfin, ultime climax de cette névrose politique ainsi définie,la gestion de l'argent des contribuables français, si particulièrement et outrageusement employé dans cette campagne par le gouvernement Fillon, en mal d'espérance pour ainsi financer sa propre méthode Coué: les sondages.
En écho au déni de désastreux bilan de ce quinquenat, façon "ce n'est pas notre responsabilité, ce n'est pas moi, ce n'est pas ce que nos mots signifient etc.", voilà que la réalité des chiffres vient pourtant contredire encore l'auto-persuation permanente qui a caractérisé pendant cinq ans une "décomplexion" droitière que le "cordon sanitaire" de Jacques Chirac n'avait su anticiper:

"Depuis le premier tour de l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy pourfend les sondeurs qui se seraient trompés. Entre 2007 et 2009, la présidence de la République a pourtant commandé 264 sondages pour un montant de 6,35 millions d'euros, dénonce Raymond Avrillier.

http://www.libelyon.fr/info/2012/04/un-%C3%A9colo-grenoblois-d%C3%A9nonce-livresse-sondagi%C3%A8re-de-sarkozy.html

Il est temps que la République change en effet, en ce qui la constitue foncièrement: l'argent de nos impôts mérite vite un meilleur emploi que celui de si dispendieuses tentatives qui voudront nous faire éventuellement croire demain que, lors de la perte du triple A, "ils" n'étaient pas là mais probablement en "retraite spirituelle pour prendre la mesure de la charge" comme l'annonçait mesongèrement Nicolas Sarkozy au lendemain de sa victoire en 2007...

url

Je viens de découvrir votre blog par mon frère et j'aime votre manière rédiger. Il y a t-il un flux RSS pour suivre la suite de vos aventures ?

Sylvie du site http://www.1planchagaz.fr

Michel Moine

Oui, Sylvie, il vous suffit de cliquer sur l'icone rss2.0 en haut à gauche de la page.

Jerome Mathias Bel

Ce qui se passe, place du Trocadéro ce mardi 1er mai, fête 2012 de tous les travailleurs impulsée dès 1793 par les révolutionnaires français, puis instituée comme tradition de revendication salariale en 1889 suivant la proposition du socialiste Raymond Lavigne, avant qu'elle ne soit ensuite démocratiquement célébrée par la solidité de la constitution des Etats-Unis d'Amérique, ce qui se passe donc cet après-midi à Paris, où le spectacle du révisionnisme historique est médiatiquement orchestré par le parti de la discorde de Nicolas Sarkozy, est très grave et plus qu'inquiétant: car bien plus qu'une provocation réactionnaire envers le travail, envers ce que cette notion représente pour la vie quotidienne de millions de français dont l'accès au travail a été rendu inégalitaire pendant cinq ans de règne de l'idéologie sarkozyste, c'est la dissimulation organisée, le camouflage, de ce que le candidat de l'UMP prépare en réalité pour affaiblir les salariés, pour diminuer les chances d'avenir des sans-emplois, pour sacrifier sur l'autel de la rentabilité de ses investisseurs et des délinquants de la finance le destin d'une majorité d'honnêtes gens, tous professionnels confondus.
C'est véritablement la préparation tactique de la mise en place de la précarité pour tous en cas de désatreuse victoire du président sortant: l'amorce d'un travailler moins pour gagner moins et leur rapporter plus, à eux qui ont déjà, sur le dos, les efforts et les souffrances d'une majorité, tant profité des largesses de la gouvernance Fillon. C'est en vérité un double hold-up, pour la première fois mené de concert un premier mai par la droite et l'extrême-droite,rivales côte à côte mais réunies dans la même obscénité discriminatoire afin de continuer en toutes stigmatisations à mentir aux citoyens pour mieux carboniser leurs possibilités d'existence dans la dignité du travail.
Le premier hold-up est celui qu'opère, contre les forces laborieuses et par tous ses permanents mensonges aux électeurs, la présidence de Nicolas Sarkozy qui, de la sorte, par déformation des valeurs républicaines, par inversion des valeurs morales, par dévoyement des valeurs citoyennes, par perversion des valeurs religieuses, veut incendier les acquis sociaux conquis par plusieurs générations de travailleurs de toutes obédiences politiques. Une présidence encore éventuelle mais qui ose dorénavant, dans son habituel mépris et sa sempiternelle condescendance, s'annoncer ainsi un premier mai!
Le second hold-up, quasi simultané, est celui que tente cette France moisie de relents pétainistes, qu'elle exhibe désormais chaque jour qui passe sans aucune honte en voulant faire croire qu'elle est la vraie France du simple fait que sa fétide "décomplexion" l'autorise dorénavant à opposer les uns aux autres dès que cela arrange ses préjugés et son refus de l'alternance politique en République. Cette France là qui, contre l'esprit français et sa consubstancielle diversité, s'autoproclame comme seule légitime, veut en effet faire sauter toutes les frontières du travail, toutes les limites du droit du travail équitable, lors qu'elle a déjà outrageusement ouvert celles des délocalisations mondialistes en dix ans de gestion calamiteuse et d'endettement national accéléré par le dernier quinquenat. Cette France là, de plus en plus loin de la République, veut leurrer les français avec de grotesques frontières entre "le bien et le mal", "le beau et le laid", seule soi-disant détentrice de l'éthique et du bon goût qu'elle se croit, comme de ce droit divin qu'elle n'en finit pas de regretter malgré la laïcité, car elle préfère encore substituer aux frontières du droit social les frontières puritaines et xénophobes que lui inspire depuis trop longtemps une nauséabonde passion qu'elle partage désormais définitivement avec des fanatiques qui, comme elle, veulent surtout mettre fin à la durée légale du travail, à commencer par celui des travailleurs de France.
La gravité d'une telle menace n'est donc pas feinte car ce double hold up qu'autorise au final l'actuelle constitution devrait achever de convaincre toute conscience républicaine que le meilleur moyen d'empêcher tout radicalisme droitier de vouloir brûler ainsi le droit social dans l'Europe toute entière, est un passage urgent à une nouvelle constitution française, à une 6ème République solidaire et fraternelle, progressiste et volontaire, innovante et protectrice.

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.