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Robert Petit

En cette journée consacrée au souvenir des déportés nous devons réfléchir sur les désastres qui ont frappé l'humanité au cours du XX ème Siècle et dont la cause principale est le nationalisme exacerbé entretenu par nombre de dirigeants européens et pas seulement les dictateurs.
Nicolas SARKOZY dans son discours de Toulouse a réactivé les vieilles peurs,peur de l'étranger,peur de l'autre et insisté lourdement sur la nécéssité des frontiéres.
Dans une envolée digne de Paul DEROULEDE et dont l'auteur est Henri GUAINO il a prétendu que la France serait menacée par l'arrivée de la Gauche au pouvoir,la France dit-il de deux millénaires,celle de la chrétienté,des Lumiéres,de la Révolution.
Oser invoquer les Lumiéres et la Révolution dont l'essence même est l'ouvertrue au monde,la volonté de rendre universels les Droits de l'Homme est non seulement un contre sens mais une véritable escroquerie politique.La France n'est grande que lorsqu'elle porte une idée qui change le monde.
Les déportés,les résistants qui se sont battus,ont souffert et sont morts n'avaient pas une idée étroite de leur pays mais leur patriotisme dépassait les frontiéres,ils se battaient pour la démocratie et la liberté.

Jerome Mathias Bel

Elie Wiesel en écho à Arendt, l'indispensable veille camusienne, et la voix d'un incomparable poète de l'amour: ce discours concerne, par les citations qu'il choisit, une actualité particulièrement prégnante. Car le même jour, Henri Guaino sert à nouveau de "ghostwriter" au Président sortant, en meeting de promotion de "la frontière" dans une ville dont nombre d'habitants se souviennent que celle des Pyrénnées fut, entre 1936 et 1939 déjà, le piètre échappatoire que leur laissa ce nationalisme avec lequel Nicolas Sarkozy, sous prétexte "d'esprit national", ose encore flirter en ce jour commémoratif des victimes de la déportation... Il n'est plus à une obscénité près, il faut dire. Au recours d'une fumeuse didactique, d'un niveau de réflexion si révisionniste en pensée qu'il n'égale en racolage que cette indignité ultra-droitière que même les soutiens de François Bayrou dénoncent désormais, Henri Guaino semble dorénavant finir, à la hâte, de révéler tout ce qui anima pendant trop longtemps sa plume au service des leitmotivs idéologiques du sarkozysme. En effet, l'encre de ce Sarkopen, doré aux carats du bouclier fiscal pour les nantis, badigeonne toujours sa paranoïa critique sur les murs discriminatoires et stigmatisants qu'elle affectionne depuis ses fétides sources barrésiennes: dans la plus complète confusion des genres et des concepts, ce post-gaullisme de pacotille inverse volontairement, pour mieux les renverser en toute irresponsabilité intellectuelle, les valeurs républicaines au gré de ses flagrants impensés de l'Autre, de la Différence, de l'Identité, de la Limite, de l'Intime, de la Civilisation etc. etc. On pourrait gausser le vernis littéraire qui là s'étale sans vergogne historique, mêlant absurdement Maupassant et Jeanne d'Arc, Hugo et Voltaire pour le plus grand plaisir d'un Claude Allègre, ex-ministre de l'Education depuis longue date conquis par autant d'approximations scientifiques et d'ignorance crasse. On pourrait gausser si, dans la liste du name dropping de façade qu'affiche alors la hargne foncière de Nicolas Sarkozy, toujours nourrie des slogans de Guaino et des préjugés de Guéant,ne retentit après un tel grotesque chapelet de figures françaises égrennées comme autant d'improbables alibis, si en ce jour de commémoration pourtant grave,en ce jour solennel de mémoire des crimes du totalitarisme d'extrême-droite,ne résonne quasi maugréé dans la voix du candidat UMP le nom de... Curzio Malaparte! Est-ce pour flatter la culture italienne de son épouse que Sarkozy a demandé à son nègre favori d'ajouter au final le nom de l'écrivain fou de guerre qui, comme nul autre au pays de Dante, théorisa le fascisme au-delà même des attentes mussoliniennes? En ce jour de souvenir, la référence ultime de Guaino exhibe complètement l'indécence de l'idéologie sarkozyste devant les militants de la droite kärcher, presque à nouveau en rangs... Dorénavant, on a les souvenirs qu'on peut à l'UMP. A une semaine du second tour, nous voilà prévenus pour une suite éventuelle: avec Sarkozy, Capri (et ses villas tyranniques) ce n'est pas fini!

Philippe PETIT

Pourquoi stigmatiser les peurs ? Pourquoi opposer les français les uns contre les autres ? Pourquoi inculquer que nos différences ne peuvent qu'apporter le malheur? Pourquoi ne veut on plus être un pays d'accueil mais un pays d'exclusion ? La seule réponse que je peux apporter tient en un seul mot " Le POUVOIR". Pour certains on ne peut régner qu'en divisant, qu'en opposant les uns contre les autres.
Cette politique ne peut être que l'apanage des faibles, des revanchards, des aigris mais qui n'ont et n'auront jamais la volonté, le courage de porter la France et son histoire comme l'ont fait certains hommes et femmes de notre histoire.

Robert Petit

Echos de campagne du 2 Mai:
Nicolas SARKOZY a voulu fêter le 1 er Mai à sa maniére en organisant une manifestation anti syndicale. Il a commençé son discours en invoquant, sans aucune pudeur, le Général de Gaulle et accumulé les poncifs dignes de la guerre froide , demandant par exemple aux syndicats d'abandonner leur drapeau rouge pour celui de la France.
En fait Nicolas SARKOZY s'efforce désespérément de racoler les voix du Front National en choisissant une stratégie ultra droitiére que vient de confirmer Gérard LONGUET en donnant une interwiew à l'hebdomadaire d'extréme droite "Minute"qui préfigure à ses yeux, une future alliance UMP FN,ce qui a causé de vives réactions de la part de certains ténors de la majorité,mais a été trés certainement téléguidé par le président candidat.
Face à ses manoeuvres pitoyables François HOLLANDE a respecté l'indépendance syndicale et, de Nevers a lançé un message trés clair aux français Il veut une République irréprochable,un pouvoir qui dialogue avec les syndicats,les corps intermédiaires mais aussi un pouvoir ferme qui prend des décisions après concertation.
J'ai noté également une mobilisation syndicale exeptionnelle en réponse à Nicolas SARKOZY qui devant ses militants de Neuilly et du 16 éme annonce sa volonté de détruire les mesures mises en place après guerre par le Conseil National de la Résistance.

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