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Commentaires

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Robert PETIT

Mon épouse et moi même avant visité en 1985 le mémorial Yad Vashem à Jérusalem et on a évoqué les français et les françaises qui en cachant les juifs pendant la guerre ont fait honneur à l'humanité.
La France est le pays de l'Europe occupée qui malgrè les Lois anti-sémites du Gouvernement de Vichy a le mieux protégé les juifs. Nous savions que plusieurs aubussonnais avaient ,avec un grand courage, contribué à soustraire des juifs à la barbarie nazie mais jusqu'ici il n'avaient pas été honorés publiquement,il est bien que la Municipalité ait réparé cet oubli.

Robert PETIT

J'ajouterai un second commentaire:
A la Libération je me souviens que nous avons tous été sensibilisés par les horreurs de la déportation que nous racontaient les survivants mais il s'agissait de résistants.
De même les grands procés des collaborateurs en France évoquaient peu le sort des juifs, comme si d'un commun accord une chape de plomb pesait sur la mémoire car il était difficile d'admettre que des français avaient persécuté les juifs et les avaient livrés aux allemands,l'Etat français était complice allant même jusqu'à devancer les intentions des occupants comme le prouvent les Décrets d'Octobre 1940 alors qu'à cette époque les allemands n'avaient rien demandé.
Beaucoup de hauts fonctionnaires français,à l'exemple de Maurice PAPON, avaient été recyclés par le Gouvernement du Général de GAULLE et promis à de belles carrières.
Certes ils ne pouvaient envisager la solution finale que les nazis avaient mis au point dans le plus grand secret mais ils ne firent pas beaucoup d'efforts pour contrecarrer leurs désirs.
A ce sujet le Procès PAPON n'a pas fait la lumiére et a contribué à entretenir la confusion car la preuve n'a jamais été rapoortée que PAPON avait, en toute conscience, était complice d'un crime contre l'humanité,il fait un peu ainsi figure de victime expiatoire ce qui est regrettable et occulte la recherche de toutes les responsabilités que les historiens devront s'attacher à démontrer.

Jerome Mathias Bel

Face à la mémoire des victimes de la paroxystique démence que fut la Shoah dans l'histoire répugnante de l'antisémitisme et de l'anti-judaïsme (le second alimentant tragiquement le premier), il n'est certes pas possible de sacrifier à des équivalences trop directes et trop imprécises entre la collaboration pétainiste française et, par exemple, le régime politique hongrois de ces mêmes funestes années.
Il n'en demeure pas moins que, pour reprendre l'expression célèbre de Marc Ferro, ce passé-là est un "passé qui ne passe pas"; car cette indigne "préférence nationale" de l'époque, celle qui amena, entre autres insupportables exemples, un nombre impressionnant de visiteurs à fréquenter une misérable exposition parisienne de vile et mensongère propagande, s'inscrit dans une culture de la discrimination heureusement rigoureusement étudiée aujourd'hui, afin aussi de savoir que si la France, en effet, est le pays du continent européen (sachons ici reconnaître positivement une exception anglaise) "qui a le mieux protégé les Juifs", elle fut aussi la nation qui, dans le même temps, a le plus galvaudé les principes de République dont elle s'enorgueillit en propre au titre d'un universalisme historique qui reste à penser en actes.
Il ne faut pas négliger que c'est au nom de l'Etat que la France n'a pas su éviter, entre autres significatifs exemples encore, qu'une organisation telle que celle nommée TODT puisse bénéficier non seulement d'une main d'oeuvre massivement esclavagisée, mais soit relayée, dans l'économie de guerre qu'elle pilotait comme un pillage systématique supplémentaire, par des entreprises françaises en pleine collaboration avec l'économie de sous-traitance privée sur laquelle elle s'appuyait aussi.
Ainsi, la parole politique institutionnelle, en diverses composantes idéologiques qui la constituent de façon partisane dès l'immédiate après-guerre, porte toujours une responsabilité au sein de laquelle, entres autres noms, celui de Jacques Foccart a pu longtemps résonner d'importance jusqu'en matière de collaboration économique française en Afrique.
Ce Square des Justes aubussonnais est donc une initiative positive qui participe localement de la plus contemporaine dimension d'un droit de mémoire international pour la garantie duquel la vigilance citoyenne est sempiternellement de mise. Elle peut dès lors contribuer a faire également comprendre que toute parole politique, en une si cruciale perspective, a désormais pour devoir de saisir que si "le langage est le propre de l'Homme", alors la définition de génocide atteint, dans l'absurde tentative nazie d'extermination des Juifs d'Europe et d'éradication de toute trace des apports civilisationnels de ceux-ci à des pays comme la France, à un sens plein que l'usage du mot Hébreu "Shoah" suffit à lui seul à rendre littéralement incomparable: au-delà de l'ethnocide, c'est le fondement Juif de notre culture du Verbe qui fut dramatiquement menacé. L'écho terrible d'un sinistre discours à Belzec le confirme historiquement.

Jerome Mathias Bel

En 1943, à Pozen, la démence de Himmler lui fait dire dans une allocution de propagande idéologique dont il est un spécialiste actif depuis des années: "l'extermination des Juifs est une page glorieuse qui n'a jamais été écrite et ne devra jamais être écrite".
Dans cette parole politique, aussi folle soit-elle, à l'instar de trop nombreuses autres, réside déjà toute la perversité implicitement révisionniste de l'entreprise anti juive dans sa version idéologique nazie: il s'agit d'asseoir la légitimité d'un discours de volonté exterminationiste sur la négation pure et simple de la page, de la page écrite, de cette parole comme lieu premier du Verbe, fondateur de la civilisation du Livre, donc de la liberté (cf: sens latin de liber) ; il s'agit de réifier en maximes et autres slogans intolérables la liberté du discours en tant qu'il peut amorcer la singularité de chaque voix, inaliénable source de toute littérature.Comme pour toute idéologie, il s'agit ainsi d'inféoder littéralement le libre et vital mouvement du logos à la prévalence de l'idée, alors devenue uniforme. Laquelle, en ce cas, n'est rien d'autre que la négation totalitariste du genre humain en tant que la libre parole peut donc le fonder. De la sorte, il serait glorieux (sic) de ne pas écrire de page... pour mieux vouloir garantir d'emblée la disparition mémorielle de toute trace du crime ; ce qui fut tenté notamment à Belzec, atroce lieu d'initiation de l'ignoble Action Reinhard qui organisa l' assassinat systémique de 2 millions de personnes en un an et demi, Juifs et Roms. Écrire une page à la mémoire des Justes aubussonnais était donc indispensable pour ne pas laisser s'effacer dans l'oubli du temps la mémoire des victimes qu'ils n'ont malheureusement pas pu sauver, comme Didier Melich par exemple, mort au camp de Kaunas séparé de son épouse et de son fils cadet massacrés à Auschwitz, comme de son fils aîné, seul rescapé de la famille grâce à l'honneur du couple Lemeunier

Robert PETIT

L'actualité me conduit à aborder un autre sujet:
Le risque est grand de voir PSA fermer son usine d'Alnay qui emploie 3000 salariés sans compter les intérimaires et les sous-traitants; Nous avons là l'exemple du désastre causé par la politique économique dans le secteur automobile.
Mauvaise conception de la gamme chez Citroên:La C6 est un échec seules les administrations ont acquis ce modéle qui n'a pu concurrencer les marques allemandes de haut de gamme.Le lancement de la D5 inaugurée par le Président de la République s'annonce difficile.
Chez Peugeot:également mauvaise conception de la gamme:abandon de la 407 et de la 607 et remplacement par la 508 qui ne se vend pas.
Nos constructeurs ont eu le tort de se consacrer uniquement au secteur de la petite voiture dans lequel ils excellent mais qui est insuffisament rentable car trés concurrentiel alors que les marques allemandes font l'essentiel de leurs bénéfices avec le haut de gamme (Mercédés,BMW,Audi) haut de gamme qui par sa qualité irréprochable booste la vente du reste de la production.
La politique des Gouvernements précédents avec la prime à la casse est à terme désastreuse,elle a conduit les français à anticiper le changement de leur voiture et maintenant le parc renouvelé il n'y a plus de demande.
Arnaud MONTEBOURG a pris le dossier en main et je ne doute pas qu'avec toute son énergie il arrivera à amortir "la casse",une solution pourrait être de fusionner PSA et Renault de maniére à constituer un grand groupe inernational. Ce qu' OBAMA a réussi avec GM en faillite l'Etat français peut le faire avec son industrie automobile.

JYA62

JE NE VOIS VRAIMENT PAS CE QU'UN COMMENTAIRE SUR PSA VIENT FAIRE DANS UN CHAPITRE SUR LES JUSTES ET UN DISCOURS DE MICHEL MOINE DE FORT BONNE FACTURE..LA POLITIQUE POLITICIENNE DEVRAIT ETRE ABSENTE DANS CES COMMENTAIRES.CE COMMENTAIRE DE MR PETIT NE L'HONORE PAS........... .:

Robert PETIT

Pour JYA:
Ce commentaire sur PSA n'a effectivement rien à voir avec l'inauguration du square des Justes que j'ai d'ailleurs commenté plus haut;tout simplement je l'ai inséré parceque je n'avais pas d'autre emplacement disponible pour évoquer cette importante question d'actualité et il ne s'agit pas de politique politicienne mais de politique économique d'un intérêt majeur pour la nation.

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