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Commentaires

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Robert Petit

J'approuve totalement ce que dit Michel,il est évident que la rénovation du PS et de la Gauche ne peut s'arrêter à l'instauration de primaires,la parole doit être donnée non seulement aux militants mais aussi aux sympathisans,c'est le sens de la démocratie participative chère à Ségolène ROYAL et dont les primaires ont été la premiére manifestation réussie.
Par contre je suis réticent sur deux points:
-Soumettre à référendum le traité européen,document complexe et qui devra être complété serait dangereux et donnerait lieu à des assauts de démagogie.
-Le rôle et la composition du Sénat risquent d'être profondément modifiés si l'on refuse aux élus locaux le droit d'être également sénateurs. On voit mal comment ils pourraient voter pour des candidats qui n'auraient aucune connaissance des problémes des collectivités locales qu'ils seraient censés représenter; Dans ces conditions on risque de n'avoir comme candidats que des maires en fin de carrière et le Sénat méritera alors parfaitement son surnom de "Maison de retraite de la République".

Jerome Mathias Bel

«Nous avons observé combien il a fallu d’efforts et parfois de volontarisme pour instaurer les primaires citoyennes mais aussi le non-cumul des mandats, la parité, la diversité, le renouvellement générationnel, la démocratie interne et des règles éthiques. Ces efforts n’ont pas tous encore abouti.»
Intitulée "De la Rénovation à l'Innovation", le premier signataire de cette motion dont Libération publiait le 13 juillet cet extrait d'une première version de 15 pages, est Paul Alliès, adjoint de Arnaud Montebourg au sécrétariat national PS à la rénovation et ardent partisan de cette VIème République qu'évoque notre hôte.
Comment s'expliquer dès lors que le même Arnaud Montebourg ne signera pas cette motion, celle du courant auquel il a pourtant contribué, ainsi que l'expliquait donc le même quotidien cet été?
http://www.liberation.fr/politiques/2012/07/13/ps-vers-une-contribution-montebourg-sans-montebourg_833183
Pourtant, la situation est clairement précisée dans ce texte critique sur "le poids spécifique des élus": «Les intérêts territoriaux exprimés par la voix de quelques grands élus qui contrôlent plusieurs milliers de cartes sont devenus un facteur de fracturation du parti par les courants [...] et affaiblissent la démocratie interne comme l’autorité politique de la direction, en la prenant en permanence en otage».
Si Harlem Désir, en effet, a raison d'exprimer ce matin son inclinaison pour un choix des militants à privilégier comme mode d'élection du remplaçant de Martine Aubry, il y a fort à parier que l'ex-porte parole de la génération "Touche pas à mon pote" n'a pas d'illusions sur la transmission inter-générationnelle des mandatures locales au sein du PS.

Jerome Mathias Bel

"Enfin, le cadenassage du débat sur l'adoption du traité budgétaire européen semble bien lui aussi relever du processus de réaction, comme s'il fallait solder une fois pour toute le référendum de 2005, quand le PS s'est coupé de son électorat." dixit notre hôte, avec un esprit de synthèse très appréciable.
Mais la question générale de la rénovation (et particulièrement du non-cumul des mandats), ne dépend-elle pas aussi du cadre européen de l'inscription d'une telle politique gouvernementale rénovée dans cette "pratique politique" accompagnée d'une "philosophie" dont parle Michel Moine? Et surtout de la périlleuse évolution quotidienne de la situation européenne?
Certes ce débat est aujourd'hui officiellement lancé en interne au PS et parmi les représentants de diverses mandatures justement ( http://www.liberation.fr/politiques/2012/09/04/traite-budgetaire-au-ps-la-dissidence-c-est-maintenant_843811 ), mais au final, la question pratique de l'inscription locale d'une mandature ne tient-elle désormais pas au cap fixé par une politique européenne? Comme en bien des cas de financements dorénavant, la question de l'économie européenne et du cadre budgétaire que celle-ci choisit de mettre en place ne prévaut-elle pas sur l'échelle locale? N'est-ce pas de plus en plus "l'Europe qui parle" et les territoires locaux qui en dépendent "qui écoutent"?

Une option de sortie d'un véritable triple paradoxe? Peut-être enfin penser, comme ossature philosophique d'une rénovation des pratiques politiques, une impérative troisième phase de décentralisation depuis l'aval des territoires et non plus depuis l'amont des instances européennes. Par de véritables choix à moyen et long terme selon les ressources propres des dits territoires, ce qui implique des efforts de rigueur morale et matérielle peu compatibles avec l'inclinaison à favoriser ce qui localement est facilement "bankable" pour certains démagogues. Dans une telle optique et avec, pourquoi pas, une VIème République comme cadre constitutionnel de cette ossature, la menace des replis identitaires pourrait-être éventuellement tempérée déjà à l'échelle des terroirs (au sens strict de la définition de ce dernier terme), tant elle s'y affirme outrancièrement au travers de visions internationales que lui suggère le sensationnalisme des médias de masse.
N'est-ce pas par une profonde internationalisation du local, c'est à dire DEPUIS le local, que peuvent être relégués aussi aux placards les pratiques politiques déplorables et nuisibles à une rénovation alors apte ainsi à une véritable "realpolitik" en chaque territoire?
C'est la question de l'équilibrage de la problématique européenne par la gestion corollaire des problématiques locales qui se pose désormais comme enjeu de toute rénovation du politique. En ce sens, la position forte du PS en régions fait de celui-ci le potentiel vecteur principal d'une innovation donc. A considérer donc ce qui ressortira concrètement du dialogue entre le Président Hollande et les représentants des Conseils Régionaux, prévu pour le 12 Septembre prochain: "François Hollande a aussi insisté sur le rôle des collectivités locales qui assurent les trois quarts des investissements publics. Il a demandé au gouvernement des propositions "d'ici à octobre" pour répondre aux problèmes de financement des collectivités et a expliqué vouloir donner aux régions la gestion des fonds européens "consacrés à leur territoire". "Ce sont elles les mieux placées, a-t-il souligné. Ce sont elles qui vont plus vite encore que l'Etat. Les régions devront être les chefs de file du dévelopement économique et de l'innovation, les interlocuteurs des entrepreneurs". (L'Express du 31 Août).

Jerome Mathias Bel

"Le ministre français de l'économie et des finances, Pierre Moscovici, a déclaré jeudi 6 septembre que la France comptait sur de nouvelles recettes, mais aussi sur des réductions de dépenses, pour boucler son budget 2013. Les efforts "ne reposeront pas uniquement sur les recettes. Il y aura des réductions de dépenses", a déclaré M. Moscovici lors d'une réunion du centre de réflexion Bruegel à Bruxelles. Il a évoqué des coupes "dans les ministères, les institutions sociales" et les collectivités "locales", sans plus de précisions."
http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/09/07/moscovici-annonce-des-reductions-de-depenses-au-budget-2013_1756931_823448.html

Une annonce bruxelloise en préparation de l'adoption du Traité Budgétaire Européen? "Sans plus de précisions" donc, mais les collectivités locales semblent concernées.
La rencontre du 12 septembre prochain entre le Président Hollande & les Régions sera-t-elle plus éclairante?
De l'amont & de l'aval d'une 3ème phase de décentralisation donc.

Jerome Mathias Bel

Cheville ouvrière incontournable pour penser et mettre en place une indispensable troisième phase de décentralisation, l'intercommunalité doit être un levier de la rénovation et participer du sens de cette rupture nette, à rapidement opérer en pratique pour crédibiliser au plus près des citoyens l'action politique et rompre ainsi avec ces "us de la Vème République" dont parle notre hôte.
Proche du Premier Ministre, le député René Dosière pointe des pistes vers cette indispensable rigueur morale de gestion qu'attendent les français, déjà à l'échelle de la proximité, et plutôt qu'une rigueur économique peu apte à favoriser le retour de la croissance:
http://www.liberation.fr/politiques/2012/09/17/dosiere-veut-economiser-sur-les-collectivites_846913

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