Je précise ma position sur le rapport Larcher
Ce matin, le quotidien "La Montagne" m'attribue des déclarations assez différentes du texte que j'ai fait parvenir à la rédaction. Interrogé sur le rapport Larcher, voilà ce que j'ai déclaré:
"Nous sommes toujours sur nos gardes, dès que ce gouvernement utilise le mot « réforme », on a vu le résultat avec la carte judiciaire ! La démarche est toujours synonyme de régression sociale, de recul du service public et de sacrifices pour la majorité des Français.
Dans notre département rural , ce qui compte, c’est la qualité de la couverture sanitaire, articulée autour d’un établissement-référent qu’est l’hôpital de Guéret. Or, nous voyons les dégâts occasionnés par la précédente réforme de la tarification, la T2A, qui plonge cet hôpital dans les plus grandes difficultés.
Nous avons besoin de Guéret, et Guéret a besoin de nous. De ce point de vue, le rapport Larcher, qui préconise une plus grande complémentarité entre les établissements, prend en compte les défis à relever sur un territoire comme le notre. Nous avons d’ailleurs déjà entamé, avec l’hôpital de Guéret, une réflexion approfondie sur ces coopérations nécessaires. Il ne doit pas s’agir de tout regrouper dans un même lieu, mais bien de s’organiser pour que l’offre de soins reste harmonieuse dans le département : ainsi, dans le cadre de cette coopération, doit se mettre en place des consultations avancées, de la chirurgie programmée, etc…
Il importe que cet objectif intéressant, affiché par le gouvernement, s’accompagne de mesures incitatives conséquentes, si on veut véritablement que des stratégies de territoires se mettent en place. A Aubusson, l’hôpital et la clinique associative coopèrent depuis de longues années. Je pense qu’il est pertinent de conjuguer nos compétences encore plus étroitement, pour additionner nos atouts respectifs. Je crois également qu’il sera judicieux d’investir considérablement pour moderniser les équipements, et conforter ainsi l’offre globale proposée pour le bassin aubussonnais. Nous y travaillons étroitement en ce moment.
Enfin, il est indispensable de pouvoir bénéficier de marges de manœuvres statutaires plus importantes pour faciliter le recrutement de praticiens.
Par contre, ne plus faire du maire, légitime représentant de la population, un des acteurs essentiels de la vie de l’établissement, en lui ôtant la présidence du conseil d’administration, me parait une grave erreur. Cette gouvernance partagée est au contraire un atout démocratique pour la meilleure adéquation entre les besoins d’une population et la réponse apportée par un établissement. "
On est loin du blanc-seing que je semble donner à la future réforme, dans les colonnes de "La Montagne"... J'avoue que je commence à me lasser.



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